Les figurines du Prince Fafa

21 juillet 2019

Acte VIII : "Le dragon, c'est bon" : 5. Preussische Dragoner

Vous attendiez du princeps, et bien se sera du dragon ! Et oui, l'été c'est bien mais du coup entre le Tour de France, le jardin, le bricolage que l'on reporte parceque l'on a pas le temps dans l'année, les séances télé en famille avec les tchiots, les barbecues, etc etc... cela n'est pas bon pour la productivité artistique.

Donc, dragon au menu !

Après la présentation du général de division Edwin von Manteuffel la semaine dernière, voici donc un des régiments de cavalerie faisant partie de la brigade de cavalerie de sa division combinée. Le 5e régiment de Dragons prussiens.

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Distinctive rouge, boutons et garnitures du casque en métal blanc (argenté), waffenrock bleu ciel. Ils sont embrigadés avec le 6e régiment de Dragons pour former la brigade de cavalerie von Files.

20190718_222136Old Glory 15 millimètres

Le cavalier au premier plan, avec son manteau en sautoir, a été prit dans un sachet de dragons wurtembergeois, histoire de varier les poses. Mais attention en 1866, les würtembergeois sont en képis, même les cavaliers (3 régiments de "rêtres"). Pour le transformer en dragon prussien, il suffit de limer les nids d'hirondelles, voire la fonte du pistolet sur la chabraque et le tour est joué.  Pour en faire un würtembergeois il faudra limer le casque pour en faire un képi ! Bon, je n'en suis pas encore là, j'ai prévu de faire le VIIIe Corps fédéral évidemment, mais pas pour l'instant, les figs sont d'ailleurs à commander.

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Cette brigade von Files sera donc constituée de quatre plaquettes de dragons. Le 5e ci-dessus ainsi que le 6e régiment de Dragons qui possède quand à lui, la distinctive noire.

L'armée du Main que je vais peindre entièrement possède cinq brigades de cavalerie : hussards, cuirassiers, dragons, ulhans et hussards de landwehr (en mirlitons) prussiens, hussards brunswickois (en noir), rêtres oldenbourgeois et autres dragons mecklembourgeois. Tout un programme !

20190718_222332Gros plan sur l'étandard du régiment

Le colonel est ici un vétéran, il porte fièrement sa barbe blanche ! La couleur vive de la veste de combat rehausse une tenue plutôt sobre dans l'ensemble.

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Waffenrock du 5.Preussische Dragoner Regiment

 

 

 

Petit détail : la waffenrock en 1866 possède l'arrière du col de la couleur de fond, ici le modèle est plus tardif, le col est entièrement de la couleure distinctive, ce col sera adopté en 1867.

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz


14 juillet 2019

Acte VII : Edwin von Manteuffel

Un nom des plus martial ne trouvez-vous pas ? Le petit Edwin commande une division en 1866, puis il commandera l'armée du Main dans sa totalité quelques semaines après le début des opérations, remplaçant von Falckenstein jugé trop timoré. Né en 1809 à Dresde, le baron von Manteuffel est un vétéran. Aide de camp du Prince Albert, membre de l'Etat-Major, il participe à la réorganisation de l'armée prussienne initiée par le ministre de la guerre von Roon. En 1864, il prend part à la guerre du Danemark. En 1865, il est gouverneur du Schleswig.

Au début du conflit, il est donc chargé avec sa division d'occuper le Holstein voisin, sous administration autrichienne, avant que les hanovriens n'entrent en scène. Il s'acquitte de cette mission en une semaine, sans combats. En effet, comme nous l'avons vu précédemment, la brigade d'occupation autrichienne de von Kalik a évacué le duché. Sa division est ensuite dirigée vers le Sud afin de soutenir l'invasion du royaume du Hanovre. le 18 juin ses 15000 hommes entre dans Hanovre sans combats, l'armée hanovrienne s'étant repliée au Sud.

Le 20 juillet il remplace officiellement Vogel von Falkenstein comme commandant suprême du théâtre des opérations occidental, il a donc la main sur l'armée du Main et entame la phase finale de la campagne contre le Sud de l'Allemagne. Il bat le VIIIe Corps fédéral à Tauberbischofsheim et les bavarois à Gersheim et Rossbrunn. Manteuffel reçut l'Ordre pour le Mérite pour ces services.

von Manteuffel

Sa division est en cours de peinture, une brigade d'infanterie et un régiment de dragons sont sortis des ateliers (cf mon précédent article sur l'armée prussienne du 21 mai dernier pour l'infanterie).

 

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Barbe châtain, piquetée de blanc, il a la classe Manteuffel

 

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Quelques petit caillous, une branche, du flocage et un liquen, hop... le tour est joué

 

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Le terrain est boueux, il pleut beaucoup en ce mois de juin 1866 !

En 1870/1871, il commande une armée. Bénéficiant de la confiance et de l'estime de l'Empereur Guillaume Ier, il faillit remplacer Bismarck comme chancelier, rien que cela ! Ce dernier parvient à écarter habilement la menace en lui proposant le poste de  Gouverneur de l'Alsace-Lorraine annexée qu'il administrera avec tact. Energique, réfléchi, il fut l'un des meilleurs généraux de son époque.

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz

 

 

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06 juillet 2019

Focus sur Aminus

La mode étant au romain en ce moment et les ateliers étant en alerte canicule/fin d'année scolaires/fin d'année activités, la chaîne de production est à l'arrêt. Par conséquent, focus sur le seul général romain pour l'instant disponible de mon armée, le tribun Aminus.

Le plus célèbre des officiers supérieurs romains de toute l'histoire de la République méritait un article. La légende voudrait qu'il ait de lointaines origines numides, cet excellentissime officier est un commandant hors pair, meneur d'homme d'une grande qualité, il mène ses deux légions d'une main ferme et souple à la fois. Grand planificateur au don de voyance, il connaît l'homme comme sa poche et est né pour commander.

20180803_162930Aminus, en cours de montage

De valeur 9 pour ma liste "légions manipulaires", ce général pour des questions de coût est de niveau 8 pour ma liste "légions primitives", mais avec une valeur de combat augmentée de 1 tout de même, donc au corps à corps, cela rajoute deux dés supplémentaires à l'unité à laquelle il est joint, le corps à corps avec Aminus c'est pas de la gnognotte !

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Escorté de deux hastatii car il est toujours en première ligne "même pas peur", il est également accompagné d'un signifer et d'un vexilum. Le socle est rond, afin de bien marquer le fait que c'est une plaquette de général, en même temps quand on s'appelle Aminus, il est évident que l'on parle d'un officier très commandant qui va au charbon !

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Le choix du violet est plutôt judicieux, je trouve que cela ressort bien, j'avais hésité avec le orange mais cette teinte est trop éclatante, le violet, couleure symbolique de la mort (de l'adversaire) pour les romains, lui correspond mieux. Ce violet me plaît si bien, qu'une légion complète en sera équipée, après la "rosso" en cours de production, nous aurons donc la "violetta", c'est un peu féminin comme choix, mais elle va si bien au tribun Aminus, que l'on ne pouvait y couper, et un peu de féminité danns de ce monde "testostéroné" est d'actualité !

20180814_232202Aminus de face, il planifie son attaque, car c'est un planificateur le tribun Aminus

20180814_232210Aminus aime le contact, il est muni de son gladius

Faut pas le titiller l'Aminus, c'est un guerrier un vrai ! Il mène ses troupes à la baguette et ses ennemis à la mort aussi efficacement qu'un laguiole tranche un saucisson ou qu'une machette taille une noix de coco ! En tout cas, la scénette est sympa,  les herbes statiques permettent toujours un rendu naturel efficace. Encore une fois, et on ne le répète jamais assez, le socle, c'est important de le soigner. Il n'est pas nécessaire d'y passer mille ans dessus, un petit effort suffit et le rendu est là, surtout quand on choisi du xyston ! La Rolls-Royce de la figurine 15mm antique le mérite amplement.

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Aminus tout beau

Attention : toute ressemblance avec une personne connue serait purement fortuite... SPQR

110 points, spécialiste infanterie, d'où le fait qu'il soit piéton le tribun Aminus est indispensable à la bonne marche d'une armée romaine. Il est destiné à commander deux légions primitives ou deux manipulaires dont une romaine s'il vous plaît ! A DSC, pour obtenir un ordre, il faut lancer deux dés. L'ordre passe si votre résultat est inférieur ou égal à la valeur du général. Attention il peut y avoir des modificateurs, par exemple un + 1 au lancé de dé pour un ordre consécutif, un +1 dé pour un général éloigné...

La figurine de mon tribun préféré provient du pack Scipion l'Africain de chez Xyston Miniatures, c'est l'officier à pied du sachet.

Une commande est en cours, je vais reçevoir de quoi faire le reste des six légions primitives prévues, il ne manquera plus que la cavalerie romaine (neuf sachets) mais ils attendront. Sur la table, je les remplaçerais provisoirement par des grecs, cela fera illusion, mais je n'aurais peut-être pas du vous le dire...

Une réception de celtes va les accompagner, MMOOUUUAAAHHHAAAAHHHAAA ! Des gaesatii tous nus comme des vers ! De quoi faire quatre hordes pour une liste syracusaine, avec tatouages et boucliers sympas, j'en salive d'avance ! Quelques cavaliers et un général tout nu sur un char léger pour compléter le tout. Ce beau monde sera aussi destiné à fignoler ma liste macédonienne antigonide.

Enfin, du cataphractaire scythe aussi... ben, je suis faible comme dirait un pote qui se reconnaîtra... Pour du gréco-bactrien ! Lalalala, que de peinture en perspective, va falloir rajouter des mois dans l'année, des heures au journées, des minutes au heures etc etc etc...

Ludiquement vôtre.

Consul Fabriçius

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30 juin 2019

Passion pachydermique

Dans l'optique d'une campagne de re-soclage de mon armée maurya, qui vraisemblablement suivra celle des athéniens classique, je vous présente une production sortie des ateliers du bon Prince il y a quelques temps, mais qui mérite que l'on s'y arrête. En effet, il me semblait indispensable de vous agicher l'optique et vous mettre ainsi en haleine, enfin, j'espère.

Asoka

 

 Roue mauryas

 

 

 

 

 

 

Entammée il y a huit ans à peu près, la dernière figurine de la série que voici est sortie en octobre 2016... oui, avec les ateliers, faut être patient. Et dans la boîte de plomb il me reste encore de quoi faire : deux éléphants et deux unités d'infanterie lourdes (pour du gréco-bactriens), une unité de cavalerie moyenne et une d'infanterie moyenne.

Evidemment la règle jouée est DSC (De Sumer à Constantinople) et deux armées sont possiblement jouable : indienne classique et mauryas. La première avec une infanterie entièrement en moral aggravé, une cavalerie moyenne honnête et des éléphants escortés en discipline de tir (jusqu'à quatre !). la seconde avec une infanterie au meilleur moral mais une cavalerie pathétique, par contre un meilleur commandement et des unités d'infanterie moyennes et légères très "punshy" ainsi que des éléphants mais non escortés.

 

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Sans l'escorte

 

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  De face avec l'escorte devant le babar                                                              Arcs longs (30 cm de portée)

 

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 Les différentes positions de l'escorte d'éléphant : devant la bête, sur les côté du babar mais pour participer au combat, de flanc en protection de ces derniers (flancs) et enfin derrière si on ne veux pas les faire participer à une mêlée

 

L'avantage de l'escorte ? Et bien, elle augmente les facteurs de tirs, les double même. Elle absorbe en priorité les pertes au tir, évitant que le pachyderme ne parte en cacahuète trop rapidement, gardant ainsi le contrôle de l'unité plus longtemps. En mêlée, elle peux se joindre au combat et faire la différence, d'autant qu'elle bénéficie de la sauvegarde à 5+ de l'"elephas maximus" (l'éléphant d'Asie). Bref, plutôt sympa mais pour 95 points tout de même...

Belle bête, non ? BBBRRROOOUUUUU ! C'est marrant le babar, bon à jouer cela part vite en quenouille sans l'escorte ci-dessus et en prime cela fout le bazar partout, c'est très comique. L'incertitude du jet de dé de dispersion est toujours sympa dans une partie surtout qu'il peut faire du dégât le pachyderme. En plus, les cavaliers ne l'aiment pas, ils doivent le fuire si ils ne sont pas commandés.Le fin du fin, c'est d'arriver à le faire passer derrière les lignes ennemies, et là c'est Royal ! "Y met l'brun partout vain non"

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Bref, sympa à peindre et à jouer. J'en ai d'autres de peints mais il faut les re-socler, notemment un éléphant hellénistique avec un howdah maison joliment décoré pour ma liste Pyrrhus.

Ludiquement vôtre.

Fabriguptha.

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23 juin 2019

Hastatii Rosso

Aujourd'hui, c'est hastatii ! Les hastatii de ma Légion "Rosso" sortis de chaîne en octobre méritaient bien un article, le temps que les princepes les accompagnent.

Les hastatii tirent leur nom de la "hasta", la lance qui les équipaient. Ils forment le premier rang de la légion et sont armés du pilum,  d'un glaives et sont équipés du caractéristique casque à plumes de la période républicaine d'avant le Ier siècle av-JC. Le casque "pré-montefortino" en bronze, inspiré des modèles celtes. Pas d'armure pour les hastatii, mais des plaques en bronze, maintenues sur le thorax et le dos par de fortes lanières de cuir. L'autre équipement défensif : le scutum, également inspiré des celtes, il est ici rouge évidemment. Enfin, une cnémide à la jambe gauche.

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Ces jeunes hommes intègrent donc la première ligne de la "légion Camille" primitive et conserveront ce rang lors de la réforme de la légion "Sévèrienne" dite "manipulaire" au IIIe siècle av-JC. Leur équipement est sensiblement plus léger que celui de leurs frères aînés qui possèdent la "lorica harmata" (cotte de maille).

Fortement inspiré de celui des peuples celtes qu'ils ont à combattre, l'équipement est efficace. L'armée romaine, tout au long de sa longue, très longue histoire aura toujours à coeur de se renouveler et de prendre le meilleur de l'ennemi, de se l'approprier sans conservatisme aveugle. C'est sans doute pour cette raison qu'elle dominera le bassin méditerranéen et l'Europe, pendant près de 600 ans !

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Le terme d'hastati restera traditionnellement utilisé même après la réforme de Marius, désignant les centuries des premiers rangs de la légion en cohorte.

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Figurines Xyston bien entendu, les princeps occupant le second rang sont en chantier et ne vont pas tarder à rejoindre leurs petits frères. J'aimerais plus tard compléter ces unités (une plaquette en plus chacune) pour pouvoir mettre sur table le "Triplex aceis" avec des légions manipulaires, celles de la conquête des grands royaumes hellénistiques, mais bon, le défaut du figuriniste/maquettiste/artiste c'est la dispersion, et la dispersion, c'est pas bon, comme le jet de dé du même nom, cela peux tourner à la catastrophe, alors faudra patienter...

Ludiquement vôtre,

Consul Fabriçius.

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17 juin 2019

Acte VI : Le blues des jägers

Le blues, c'est beau mais ici c'est "Blues" pour bleu. D'ailleurs c'est plutôt "gris brochet", un gris clair bleuté assez joli. Cette teinte fut la première couleur utilisée à des fins de camouflage dans l'histoire uniformologique. En effet, les premiers chasseurs tyroliens apparaissent avant la Guerre de Sept ans, au XVIIIe siècle. D'abord habillés d'un gris très clair, ils sont vites équipés de ce fameux "gris-brochet" plus adapté au terrain, le camouflage est pour ainsi dire né.

Jusque là, le recrutement n'était pas systématique, les levées se faisaient selon le bon vouloir des autorités lors des conflits. Les chasseurs impériaux voient leur existence officiellement débuter en 1800, un régiment régulier est alors créé. Les hommes constituant cette unité proviennent exclusivement des provinces alpestres de l'Empire : Tyrol, Vorälberg et Süd-Tyrol et aussi en Italie du Nord pour quelques bataillons.

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Ces soldats d'élite sont chargés de tirailler en avant des lignes amies, d'occuper les terrains difficiles. Ils sont spécialement entraînés au combat en tirailleur et sont des tireurs expérimentés.

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Armé d'une carabine à chargement par la bouche, plus courte que le fusil de la ligne, le chasseur se voit muni d'une impressionnante baïonnette à douille fort large et d'une bonne longueur afin de compenser le manque d'allonge de la carabine. Jugez-en, la bête est impressionnante.

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Depuis le début du XIXe siècle ils portent un chapeau tyrolien emplumé et la distinctive de l'uniforme est également discrète, le vert.

Chapeau

Chapeau caractéristique de ces unités d'élite, ce couvre-chef est joliment agrémenté de plumes de coq, ici celui d'un officier (cordelette et glands jaune et noir) du 1er bataillon de chasseurs

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Pour la teinte "hechtgrau" (le fameux gris brochet), sur l'apprêt noir j'applique un gris bleuté puis en seconde couche, un bleu très clair proche du bleu horizon . Souvent ils sont en manteau pour cette guerre mais comme pour la ligne, j'ai pris le parti de les peindre en waffenrock, c'est tout de même beaucoup plus sympa.

En 1866, un bataillon de jägers est placé dans chaque brigade d'infanterie autrichienne, il y en a donc cinq dans le Ier Corps de mon Clamminou préféré.

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J'ai donc prévu de quoi faire seize plaquettes de jägers car normalement, j'aurais seize brigade autrichiennes : les cinq du Ier Corps, les quatre du VIe et les quatre du Xe plus la brigade von Neipperg du VIIIe corps fédéral... bref du taf en perspective.

 

 

 

Les deux plaquettes de chasseurs représentent ici les 18e et 22e bataillons de jägers des brigades Poschacher et Kalik précédemment décrites dans ce blog.

 

Carte (1)

Voici la carte que j'ai créé pour "Mon projet à moi que j'ai Battle-Cry 1866 ou la Guerre de Sept semaines" concernant les capacités des chasseurs tyroliens (excusez la faute, elle est corrigée mais j'ai la flemme de tout remettre sur le post).

Les chasseurs perdureront jusqu'en 1918 et l'abolition de la monarchie austro-hongroise, aujourd'hui encore une fanfare autrichienne célèbre perpétue leur tradition, en uniforme s'il vous plaît !

Ludiquement vôtre,

Rittmeister von Fabritz.

 

11 juin 2019

Mon projet à moi. Acte V : La brigade Kalik

Enfin ! La brigade Kalik est sortie des ateliers princiers, il était temps. En effet, cette seconde brigade d'infanterie autrichienne fut plusieurs semaines sur l'établi... mais bon, j'espère que cela en vallait la peine.

Cette unité appartient évidemment au Ier Corps d'armée de mon Clamminou préféré, tout comme la précédente (cf article sur la "Brigade de fer").

Kalik

Son commandant, Anton von Kalik était né en Pologne autrichienne, dans la province de Galicie. Fils d'officier, il le devint également et pas n'importe lequel. En effet, le colonel von Kalik fut le premier officier supérieur commandant du service de renseignement militaire  de l'armée autrichienne, le "KuK Generalstab Evidenzbureau", créé en 1850. Les performances de ce service furent plutôt mitigées entre 1859 et 1866, défaut de jeunesse sans doute. Il semble que la diplomatie habsbourgeoise n'aida pas plus à flairer le piège danois tendu par tonton Otto von Bismarck... Plus tard, l'Evidenzbureau et les services du ministère des affaires étrangères de la Double Monarchie coopéreront plus, pour une meilleure efficacité semble t-il.

Evidenzbureau

Notre brave Anton enseigna également à l'Ecole de Guerre. Nommé général de Division en 1863, il commanda une brigade d'infanterie pendant la guerre contre le Danemark de 1864. De 1864 à 1866 la brigade Kalik occupe le Holstein, province perdue par le Danemark et administrée par l'Autriche suite à la Convention de Gastein, le Schleswig étant sous administration prussienne.

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Quand la situation s'envenime en avril/mai 1866 avec la Prusse, la brigade Kalik est tenue en alerte. Isolée, l'armée hanovrienne (le royaume de Hanovre est allié à l'Autriche) étant décidée à retraiter vers le Sud pour se lier aux bavarois, la décision d'évacuer le Holstein indéfendable est prise. L'unité embarque en train, direction le Hanovre puis l'Allemagne centrale qu'elle traverse en hâte pour rejoindre le Ier Corps du Prince Clamm-Gallas en Bohême. Cependant, son commandant, hospitalisé depuis un temps car gravement malade, avait laissé son poste au général von Abele. Le général Anton von Kalik décèdera le 16 juillet 1866 à Altona, près d'Hambourg.

Vincenz Freiherr von Abele

C'est donc sous von Abele que cette brigade fera campagne. Ce colonel expérimenté du 72e Infanterie-Regiment, vétéran de la campagne du Jutland de 1864 commandera cette unité aux batailles de Podol, Gitschin et Sadowa. Il la conduira avec une vaillance et un bon sens tactique défensif rare pour un officier autrichien. L'expérience d'avoir combattu aux côtés des prussiens deux ans auparavant sans doute.

L'efficacité du Dreyse n'avait pas dû lui échapper, à lui et à son supérieur hiérarchique versé dans le renseignement... Cependant, l'information n'a pas eu l'air d'émouvoir l'état-major autrichien qui fut incapable d'en tirer des conclusions objectives. Le commandement autrichien ne fit rien pour opérer les changements tactiques nécessaires suite à cette révolution technologique. Il faut dire qu'à l'époque, dans tout les cercles militaires occidentaux, on ne jure que par les tactiques héritées des guerres napoléonniennes et la "stosstaktik" autrichienne en est un exemple flagrant... Mais attention, côté prussien, c'est pareil, en attaque, les généraux teutons n'hésitent pas plus que les autres à envoyer leurs colonnes se faire tirer comme des lapins au pas de course ! Alors bon, ne raillons pas les autrichiens. D'ailleurs 50 ans plus tard, les choses n'ont pas beaucoup évolués, quand on voit charger nos piou-piou en août 1914 baïonettes au canons, pantalons garances et rangs serrés, cela laisse dubitatif quant au sens de l'observation d'un militaire, si haut gradé soit-il !

Donc, après cette traditionelle page Kultur, et ces questions méthaphysiques sur l'intellect guerrier, voici du concret, du visible, du photogénique, la brigade von Kalik, constituée du 22e bataillon de chasseur et des régiments d'infanterie 35 et 72.

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Au début les fantassins sont seuls sans les chasseurs, puis ces derniers apparaissent... émotions !

 

L'IR 35 est "allemand", distinctive rouge-homard, un rouge qui tend vers le orange, comme d'habitude trois plaquettes représentant les trois bataillons du régiment.

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Le régiment en ligne

 

L'IR 72, dit "hongrois", distinctive bleu-moyen, même composition.

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Le régiment en ligne

 

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Le brigade au complet en ligne

 

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La brigade en colonne

 

Et les chasseurs tyroliens sont présent, enfin ! C'est bien les déplacements dans l'Est, cela permet de faire d'agréables (mais cette fois trop courte) haltes et réceptionner du plomb. Ici, le Jäger-Bataillon 22.

Un article sera consacré au chasseurs autrichiens, comme promis dans mon l'Acte I sur la "brigade de fer" de von Poshacher, dont le 18e bataillon était malheuresement absent. Cependant je brûle d'attaquer une autre pièce d'artillerie autrichienne, mais transformée cette fois en pièce à chargement par la culasse, oui, faut être raccord avec "mon projet à moi que j'ai" donc un peu de "limage" en perspective. Sinon, j'ai du romain sur le feu, la légion rosso à continuer avec trois plaquettes de Princeps qui attendent depuis novembre ! Vous en dites quoi vous ?

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz

03 juin 2019

Legio Auro

Un week-end de quatre jours, c'est bien ! Mais il n'a pas été productif peinturluristiquement parlant, et oui, beau temps donc entretien maison, balade avec les tchiots et autres séances jardinage ne sont pas synonymes de production intense des ateliers du Prince.

Du coup, je vous présente ici du romain, car le romain c'est bien. Mais avant, une parenthèse. En discutant avec un voisin ce week-end, il m'a annoncé avoir récemment fait l'acquisition d'une imprimante 3 D, je lui ai fait part de mon intérêt pour son investissement dans le cadre d'une production de maisons pour mon "Projet à moi que j'ai ou Battle-Cry 1866 ou la Guerre de Sept Semaines". Le guss étant un homme de défi, s'est lancé dans un essai qui donne ceci :

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Pas mal pour un premier essai, non ? Cela augure bien de l'avenir pour constituer des villages et autres agglomérations à moindre coût (une Chimay Bleue en l'occurence) !

 

Donc, comme ma brigade autrichienne attend encore, alors je vous présente la deuxième légion primitive de ma collection, la légion "Auro". Couplée avec la "Bianco", cela compose l'infanterie d'une aile ou du centre.

 

20180424_173759Manque les triarii/rorarii "Auro"

 

 

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 Une aile d'infanterie

 

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Les princeps en ligne et leurs vexilum, plus l'étandard, devant du vélite

 

20180721_135151triarii/Rorarii "bianco" et leur formation mixte

 

 

20180817_154805Vue de flanc ! Avec leur tribun Aminus au centre

 

 

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Au soleil du latium, cela rend bien !

 

Voilà, la troisième légion fera également l'objet d'un comte-rendu, les Hastatii étant peints. Les Princeps sont en cours, se sera la prochaine étape après ma brigade autrichienne, cela avance donc tout de même côté romain. Va falloir recommander des figurines, notamment la cavalerie, du vélite et un peu de légionnaires. 

Ludiquement vôtre.

Consul Fabriçius

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23 mai 2019

Foutrosursatronchagar

Pour la première fois, un "petit" compte-rendu. Et oui, cela m'arrive de jouer ! Ici, une partie de De Sumer à Constantinople jouée par votre serviteur contre son Tutus de pote, un être vil et sournois... indigne de toute confiance (il va encore me taper... hihihi). Cette partie s'étala de mars à mai, excusez du peu et ne se solda pas par une défaite pour une fois, mais lisez la suite...

Après la victoire inconditionnelle de Puramis, l'année précédente, le roi indien Fabriguptha décida dans sa grande sagesse un repli stratégique au Nord du désert du Tarar, entre ce dernier et les contreforts hymalayens. L’armée, fatiguée par cette dure confrontation, se devait de prendre du repos. Les cantonnements furent décidés d’être établis aux portes de la plaine indo-gangétique, cœur politique du sous-continent.

Après s’être remis de ses émotions, Fabriguptha décida une reconnaissance précise des positions adverses, l’armée ennemie fut localisée à Foutrosursatronchagar, petit bourg de la province d’Uttar Pradesh.

 

Les armées, fort semblable à la précédente confrontation, étaient composées comme suit :

Un corps principal lui-même intégrant deux généraux, le commandant en chef  Fabricos himself et son subordonné Flexos. Le premier avait sous ses ordres l’unité d’infanterie principale de l’armée, à savoir trois phalanges tardives, tandis que son homologue se voyait diriger deux peltastes ainsi que deux unités légères. Seuil 24.

Un second corps composé uniquement de cavaliers sous Bourrinos l’Infâme et ses deux unités de cavalerie lourde, sa garde à cheval et son unité de cavalerie légère bactrienne. Seuil 9,5.

Un troisième, le corps « allié » formé du cavalier scythe Shakras Sakas et sa masse de harcèlement d’archers et ses cataphractaires, tous tireurs d’élite, ainsi que du général indien Puniltiputra aux deux unités d’infanterie mercenaire et son éléphant. Seuil 14,5.

Côté mauryas, l’armée reconstituée, remotivée, n’a pas bougée d’un yota dans sa composition géniale et magnifique de sobriété exotique : Deux corps identiques constitués de trois infanteries lourdes, une légère, un éléphant pour respectivement 14,5 et 8,5 de seuil. Un corps de cavalerie avec deux chars lourds et quatre cavaleries moyennes, seuil 7,25.

La revanche des scythes… euh… des mauryas, s’annonçait épique, magnifique, extatique, magique ! Les libations rituelles furent effectuées sur le futur champ de bataille lui-même, la confrontation pouvait enfin débuter.

Positions de départ :

20190319_134533Gréco-bactriens à gauche, mauryas à droite.

Après avoir mis en place les éléments de terrains, l’initiative est prise par Fabricos, le roi Gréco-bactrien. Le premier tour est donc entamé avec brio par ce dernier, le terrain central se voit occupé par Flexos et ses peltastes, suivis par Fabricos himself au centre et ses trois phalanges tardives. L’aile droite uniquement composée des cavaliers de Bourrinos avance de deux mouvements, une partie entamant un mouvement vers le flanc ennemi, la masse de cavalerie lourde restant en retrait. A gauche, Puniltiputra et Shakras Sakas se placent derrière le centre afin de contourner le terrain difficile qui les empêche d’avancer vers les lignes ennemies.

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Gréco-bactriens                                                                                                   Mauryas

De son côté, le maurya rate tous ses jets d’ordres, ou presque. Les phases de tir ne donnent rien. Au crépuscule de ce premier tour, la situation générale en est là.

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Le second tour est donc entamé avec optimisme côté gréco-bactrien, la peur se lit chez Sébasticibar, le général maurya, impressionné par l’allant de son ennemi, la précision de ses mouvements, la justesse de son analyse tactique.

Mais l’aile marchante ne marche pas, elle clopine, les piques semblent s’empêtrer chez les phalangistes, l’aile gauche alliée est donc bloquée, ne pouvant se déployer pendant qu’à droite, la cavalerie harcèle l’éléphant ennemi qui perd son premier point non sauvegardé, devenant par le fait impétueux.

Au centre, Flexos envoie son infanterie légère en avant, afin de mieux couvrir les peltastes, mais ils subissent une avalanche de flèches qui finissent par user la moitié de leur effectif.

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Cette débauche de traits est confirmée pendant le tour maurya, l’indien refuse logiquement le contact.

20190320_135749Aile gauche gréco-bactrienne piétinant

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La stratégie mauryas est claire, user l’adversaire par ses tirs, l’éloigner des lignes au maximum pour éviter tout contact au corps à corps synonyme de perte et donc, de défaite vu les seuils de démoralisation de l’armée. Cette tactique est donc appliquée avec méthode pendant les troisième et quatrièmes tours pour une plaquette de cavalerie de ligne gréco-bactrienne et un peltaste éliminés de la table.

Sous l’effet des tirs, Flexos est contraint de reculer et d’évacuer le terrain difficile central, ses légers sont quant à eux annihilés par une judicieuse charge de l’éléphant du corps central maurya, qui la rattrape de dos, l’unité de javeliniers gréco-bactrienne est pulvérisée et rejoint Hadès…

L’aile gauche bactrienne continue son mouvement de tortue, le roi Fabricos enchaînant des jets de dés d’activations pathétiques tout comme l’aile gauche des alliés scythes et indiens qui décidément, manquent de fiabilité ! C’est d’ailleurs toujours la faute des allié d’abord !

Le mauryas, recule sa cavalerie de sa droite, vers son centre, voyant s’approcher dangereusement l’éléphant du corps allié ennemi. Au centre, il s’aglutine sur et autour de la colline centrale, en défense, car cette dernière est un terrain difficile par conséquent impraticable à la cavalerie qui lui fait face.

Tout cela est des plus fâcheux et irritant pour le Grand roi Fabricos, qui commence à trouver le temps long, une opportunité se présentera-t-elle enfin ?

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Aile gauche maurya, les pleutres réfugiés sur leur colline n’osent bouger, PPFFF !

 

Sixième tour :

Le mouvement se dessine, le soucis étant le terrain difficile qui découvre le flanc de la phalange, il va falloir le reprendre… toutefois l’infanterie lourde mauryas qui c’est détachée du groupe central menacera les peltastes qui au contact ne feront pas le poid. La solution est de ramener la cavalerie lourde de l’aile droite, mais elle a dû s’éloigner à cause des tirs, ou de faire avancer les alliés indiens au devant de la phalange, opérant un grand coup de balais ! La solution serait-elle dans les mains de Puniltiputra ?

De son côté, Shakras Sakas bouge enfin ! La masse de harcèlement et les cataphractaires scythes se placent enfin sur l’aile gauche de l’infanterie centrale. Aleluia ! L’infanterie indienne rate cependant son activation… Merdouille ! Bon, ma ligne au moin se reforme et commence à ressembler à quelquechose.

Les tirs n’ont que peux d’effets, je me tiens hors de portée à peu prés partout.

Le mauryas Sébasticibar ne retient quant à lui pas son éléphant, le premier combat de la partie a lieu et se solde par la victoire du pachyderme grec. Les babars ne pouvant participer qu’à un unique tour, l’éléphant perdant recule d’un centimètre.

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Le général maurya décide ensuite de sortir de sa zone de confort et envoie une unité d’infanterie lourde dans le terrain difficile. Bien vu, le risque est à prendre pour menacer le flanc de la phalange. Cependant attention, le seuil maurya est faiblard et ne souffre que peu de pertes.

Sur l’aile gauche maurya, l’ennemi envoie de même une unité d’infanterie lourde afin vraisemblablement de mettre un peu de pression de ce côté.

 

Septième tour :

Une première unité maurya sortie de table après un magnifique, un superbe tir de la masse de harcèlement scythe : cinq touches sur six ! La discipline de tir fut inutile en prime… émotion.

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Une plaquette en moins, enfin, les premières pertes mauryas ! Une plaquette de cavalerie lourde bactrienne s’en va rejoindre Harès après une quatorzaine de tirs sur sa face, elle venait menacer le flanc de l’unité maurya dans le terrain difficile et l’empêcher d’aller plus avant, mission réussie mais chère payée. Le terrain difficile central reste aux mains des mauryas mais la menace sur le flanc de la phalange semble s’éloigner. Comme solution, Fabricos va semble-t-il devoir faire basculer Puniltiputra sur la droite de la phalange et dégager le terrain difficile avant que cette dernière ne puisse continuer à avancer ? Les peltastes ne seront pas suffisamment puissants pour flanquer efficaçement, il faut absolument réagir.

 

Huitième tour :

Les impétueux se lancent ! Combat pachydermique à nouveau qui se neutralisent l’un l’autre. La cavalerie lourde de l’aile est ramenée pour harceler le terrain difficile, résultat, 23 tirs dans la face ! Deux plaquettes sautent et le corps de cavalerie passe en moral aggravé 1. Au centre, quasiment rien. Les peltastes tiennent leur position.

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Neuvième tour :

Les javeliniers mauryas occupant le terrain difficile explosent, enfin une unité mauryas at patres ! Mais l’exploitation sur les lourds n’est pas concluante, dur l’infanterie lourde qui frappe à 4 et tire en prime. 

Vient le tour indien, ces derniers éliminent une plaquette de cavalerie légère et une infanterie lourde alliée au tir… qui recule sur les phalanges, mettant le bazar dans ma ligne déjà quelque peu désorganisée. Zarma !

Au centre, les peltastes se lancent par initiative sur les javeliniers mauryas dans le terrain difficile, se joignent à eux, les alliés indiens qui se sont avancés en défilant devant la phalange. Sur l’aile gauche, les scythes continuent leur harcèlement suivis par les cataphractaires. Enfin la cavalerie de Bourrinos l’infâme rejoint le centre de l’armée.

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Dixième tour :

Pratiquement rien à signaler, une perte sur l’allié indien au tir… cela commence à peser. Désorganisation des phalanges, combat pachydermique pour le quatrième tour d’affilée et multiple cette fois !

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Onzième tour :

Ça bouge ! La phalange commence à se réorganiser comme il faut, par contre l’aile droite de cavalerie part en déroute… du brin ! Et les éléphants partent en cacahuètes de tous les côtés !

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La situation gréco-bactrienne se complexifie, une aile en moins, c’est fâcheux… mes alliés indiens vont devoir basculer vers le terrain difficile car sinon, c’est à moyenne échéance la prise de flanc des phalanges, le maurya a décidé judicieusement d’avancer une unité d’infanterie lourde. Bref, la situation est délicate mais pas encore complètement prononcée d'un côté ou de l'autre...

Tout à coup, un imprévu ! Le climat commence à se gâter fortement, la tempête, les éclairs de ZEUS s’abattent sur la plaine indo-gangétique et interrompent brutalement les combats, obligeants les protagonistes à se replier chacun dans leur camp. Contraint à abandonner le terrain, mauryas et gréco-bactriens frustrés remettent le sort des armes à la prochaine occasion. Mais les pertes se sont accumulées pour le second, et une aile est en l’air… avantage MAURYAS.

20190319_140931Phalanges tardives hellénistiques de profil

Partie fort sympathique, espéront que la prochaine confrontation sera plus décisive. En tout cas, le maurya s'accrocha à sa colline comme un mort de faim, tournant autour et maximisant ses tirs à longue distance, évitant les pertes. Le gréco-bactrien eu un plan trop ambitieux, perdant beaucoup trop de temps pour effectuer sa roue à droite et se mettant par ailleurs à la faute en s'approchant trop des arcs longs ennemis, impétuosité récurrente chez votre serviteur... Cependant, la partie pouvait encore basculer dans un sens ou dans l'autre, rien n'étant définitivement acquis, car le seuil maurya étant très faible, il y avait encore possibilité pour le gréco-bactrien d'occasionner les pertes salvatrices qui feraient la différence. Harès et Zeus en décidèrent autrement !

Belle confrontation en tout cas, avec des armées extrêmement variées, fragiles, difficiles à jouer et ne pardonnant que peu les fautes.

Ludiquement vôtre.

Fabriguptha.

 

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21 mai 2019

Acte IV : finalement pickelhaube au menu !

Bon, la chaîne de production travaillant au ralanti, le chef d'atelier vous propose du prussien au lieu de l'autrichien initialement prévu. Donc, aujourd'hui voici la brigade von Freyhold, une des deux brigades d'infanterie composant la Division combinée du général von Manteuffel et composée du 9e jäger, de l'Infanterie-Regiment 25 et du Fusiliers-Regiment 36.

Division combinée parceque constituée de régiments provenant de différents corps d'armées (Armee-Korps). En 1866, l'armée prussienne est composée de huit corps d'armée formés de troupes provenant des même provinces, en 1870 avec les annexions du royaume de Hanovre, du Duché de Nassau, du Schleswig Holstein etc.. il y aura onze corps.  Chaque corps possède une patte d'épaule de couleur pour se distinguer.

 

En chiffre romain, le numéro du corps, attention, les Infanterie-Regiment n°13, 10, 53 possèdent une patte d'épaule noire, passepoilée de bleu ciel.

Chaque Armee-Korps est localisé géographiquement : Königsberg (Prusse Orientale) pour le Ier, Stettin (Poméranie) pour le IIe, Berlin pour le IIIe, Magdebourg (Brandebourg) pour le IVe, Posen pour le Ve (Posnanie), Breslau (Silésie) pour le VIe, Münster pour le VIIe (Westphalie) et Cobence pour le VIIIe (Rhénanie).

Le corps de la garde royale (Gardekorps) est à part, ses régiments possédant leurs propres spécificités uniformologiques.

Après cette digression sur l'organisation de l'armée prussienne, revenons à nos pickelhaubes (casques à pointes).

 

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Casque modèle 1860/1867                                  Casque modèle 1867/1871

 

Enfin... à notre brigade Freyhold...

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La brigade en ligne

 

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Fusiliers-Regiment 36                                                             Infanterie-Regiment 25

 

Alors, la différence entre les fusiliers et les fantassins de base me demanderez-vous ? C'est pas compliqué, le premier à les buffléteries noires (entendons l'équipement en cuir), un fusil plus court et est équipé d'une baïonnette à manche tandis que le second a les buffléteries blanches, un Dreyse normal et une baïonnette à douille.

20190521_074403Le 9e jäger

 

Donc une belle brochette de 7000 gusses organisés en trois bataillons de fusiliers, trois de fantassins ("musketier" ?), et un de chasseurs. Sept plaquettes au total, c'est gras, à l'époque une brigade.

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Pattes d'épaules rouge pour le 36e Fusiliers-Regiment, bleu ciel pour le 25e Infanterie Regiment, en effet les fusiliers appartiennent au IVe corps et l'infanterie au VIIIe. Les jägers sont devant.

Voici la répartition des régiments en 1870/71, pendant la campagne de France, attention aux IR 10, 13 et 53 cités plus haut.

Ier corps d’armée

RI n°1, 3, 4, 5, 33, 41, 43, 44 et 45 : blanc/blanc

IIe corps d’armée

RI n°2, 9, 14, 21, 34, 42, 49, 54 et 61 : blanc/pas de passepoil

IIIe corps d’armée

RI n°8, 12, 20, 24, 35, 48, 52, 60 et 64 : rouge/blanc

IVe corps d’armée

RI n°26, 27, 31, 36, 66, 67, 71, 72, 93 et 96 : rouge/pas de passepoil

Ve corps d’armée

RI n°6, 7, 18, 19, 37, 46, 47, 58 et 59 : jaune/blanc

VIe corps d’armée

RI n°10, 11, 22, 23, 38, 50, 51, 62 et 63 : jaune/pas de passepoil

VIIe corps d’armée

RI n°13, 15, 16, 17, 39, 53, 55, 56 et 57 : bleu ciel /blanc

VIIIe corps d’armée

RI n°25, 28, 29, 30, 40, 65, 68, 69 et 70 : b/bleu ciel /pas de passepoil

IXe corps d’armée

RI n°75, 76, 84, 85 et 86 : blanc/jaune

Xe corps d’armée

RI n°73, 74, 77, 78, 79 et 91 : blanc/bleu ciel

XIe corps d’armée RI n°32, 80, 81, 82, 87, 88, 94 et 95 : rouge/blanc

 

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Un détail à souligner, le sous-officier à droite de l'officier levant son sabre est reconnaissable au liseré jaune doré sur le col et les manches... marque distinctive de ce statut.

Cette brigade date du début de l'année, février me semble t-il. Bon en attendant que mes autrichiens sortent de chaîne, je vous souhaite bien le bonjours.

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz