Les figurines du Prince Fafa

23 mai 2019

Foutrosursatronchagar

Pour la première fois, un "petit" compte-rendu. Et oui, cela m'arrive de jouer ! Ici, une partie de De Sumer à Constantinople jouée par votre serviteur contre son Tutus de pote, un être vil et sournois... indigne de toute confiance (il va encore me taper... hihihi). Cette partie s'étala de mars à mai, excusez du peu et ne se solda pas par une défaite pour une fois, mais lisez la suite...

Après la victoire inconditionnelle de Puramis, l'année précédente, le roi indien Fabriguptha décida dans sa grande sagesse un repli stratégique au Nord du désert du Tarar, entre ce dernier et les contreforts hymalayens. L’armée, fatiguée par cette dure confrontation, se devait de prendre du repos. Les cantonnements furent décidés d’être établis aux portes de la plaine indo-gangétique, cœur politique du sous-continent.

Après s’être remis de ses émotions, Fabriguptha décida une reconnaissance précise des positions adverses, l’armée ennemie fut localisée à Foutrosursatronchagar, petit bourg de la province d’Uttar Pradesh.

 

Les armées, fort semblable à la précédente confrontation, étaient composées comme suit :

Un corps principal lui-même intégrant deux généraux, le commandant en chef  Fabricos himself et son subordonné Flexos. Le premier avait sous ses ordres l’unité d’infanterie principale de l’armée, à savoir trois phalanges tardives, tandis que son homologue se voyait diriger deux peltastes ainsi que deux unités légères. Seuil 24.

Un second corps composé uniquement de cavaliers sous Bourrinos l’Infâme et ses deux unités de cavalerie lourde, sa garde à cheval et son unité de cavalerie légère bactrienne. Seuil 9,5.

Un troisième, le corps « allié » formé du cavalier scythe Shakras Sakas et sa masse de harcèlement d’archers et ses cataphractaires, tous tireurs d’élite, ainsi que du général indien Puniltiputra aux deux unités d’infanterie mercenaire et son éléphant. Seuil 14,5.

Côté mauryas, l’armée reconstituée, remotivée, n’a pas bougée d’un yota dans sa composition géniale et magnifique de sobriété exotique : Deux corps identiques constitués de trois infanteries lourdes, une légère, un éléphant pour respectivement 14,5 et 8,5 de seuil. Un corps de cavalerie avec deux chars lourds et quatre cavaleries moyennes, seuil 7,25.

La revanche des scythes… euh… des mauryas, s’annonçait épique, magnifique, extatique, magique ! Les libations rituelles furent effectuées sur le futur champ de bataille lui-même, la confrontation pouvait enfin débuter.

Positions de départ :

20190319_134533Gréco-bactriens à gauche, mauryas à droite.

Après avoir mis en place les éléments de terrains, l’initiative est prise par Fabricos, le roi Gréco-bactrien. Le premier tour est donc entamé avec brio par ce dernier, le terrain central se voit occupé par Flexos et ses peltastes, suivis par Fabricos himself au centre et ses trois phalanges tardives. L’aile droite uniquement composée des cavaliers de Bourrinos avance de deux mouvements, une partie entamant un mouvement vers le flanc ennemi, la masse de cavalerie lourde restant en retrait. A gauche, Puniltiputra et Shakras Sakas se placent derrière le centre afin de contourner le terrain difficile qui les empêche d’avancer vers les lignes ennemies.

20190319_134605

20190319_134654

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gréco-bactriens                                                                                                   Mauryas

De son côté, le maurya rate tous ses jets d’ordres, ou presque. Les phases de tir ne donnent rien. Au crépuscule de ce premier tour, la situation générale en est là.

20190319_135806

Le second tour est donc entamé avec optimisme côté gréco-bactrien, la peur se lit chez Sébasticibar, le général maurya, impressionné par l’allant de son ennemi, la précision de ses mouvements, la justesse de son analyse tactique.

Mais l’aile marchante ne marche pas, elle clopine, les piques semblent s’empêtrer chez les phalangistes, l’aile gauche alliée est donc bloquée, ne pouvant se déployer pendant qu’à droite, la cavalerie harcèle l’éléphant ennemi qui perd son premier point non sauvegardé, devenant par le fait impétueux.

Au centre, Flexos envoie son infanterie légère en avant, afin de mieux couvrir les peltastes, mais ils subissent une avalanche de flèches qui finissent par user la moitié de leur effectif.

20190320_135758

20190320_134659

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette débauche de traits est confirmée pendant le tour maurya, l’indien refuse logiquement le contact.

20190320_135749Aile gauche gréco-bactrienne piétinant

20190320_140855

La stratégie mauryas est claire, user l’adversaire par ses tirs, l’éloigner des lignes au maximum pour éviter tout contact au corps à corps synonyme de perte et donc, de défaite vu les seuils de démoralisation de l’armée. Cette tactique est donc appliquée avec méthode pendant les troisième et quatrièmes tours pour une plaquette de cavalerie de ligne gréco-bactrienne et un peltaste éliminés de la table.

Sous l’effet des tirs, Flexos est contraint de reculer et d’évacuer le terrain difficile central, ses légers sont quant à eux annihilés par une judicieuse charge de l’éléphant du corps central maurya, qui la rattrape de dos, l’unité de javeliniers gréco-bactrienne est pulvérisée et rejoint Hadès…

L’aile gauche bactrienne continue son mouvement de tortue, le roi Fabricos enchaînant des jets de dés d’activations pathétiques tout comme l’aile gauche des alliés scythes et indiens qui décidément, manquent de fiabilité ! C’est d’ailleurs toujours la faute des allié d’abord !

Le mauryas, recule sa cavalerie de sa droite, vers son centre, voyant s’approcher dangereusement l’éléphant du corps allié ennemi. Au centre, il s’aglutine sur et autour de la colline centrale, en défense, car cette dernière est un terrain difficile par conséquent impraticable à la cavalerie qui lui fait face.

Tout cela est des plus fâcheux et irritant pour le Grand roi Fabricos, qui commence à trouver le temps long, une opportunité se présentera-t-elle enfin ?

20190321_141346

20190322_093718

Aile gauche maurya, les pleutres réfugiés sur leur colline n’osent bouger, PPFFF !

 

Sixième tour :

Le mouvement se dessine, le soucis étant le terrain difficile qui découvre le flanc de la phalange, il va falloir le reprendre… toutefois l’infanterie lourde mauryas qui c’est détachée du groupe central menacera les peltastes qui au contact ne feront pas le poid. La solution est de ramener la cavalerie lourde de l’aile droite, mais elle a dû s’éloigner à cause des tirs, ou de faire avancer les alliés indiens au devant de la phalange, opérant un grand coup de balais ! La solution serait-elle dans les mains de Puniltiputra ?

De son côté, Shakras Sakas bouge enfin ! La masse de harcèlement et les cataphractaires scythes se placent enfin sur l’aile gauche de l’infanterie centrale. Aleluia ! L’infanterie indienne rate cependant son activation… Merdouille ! Bon, ma ligne au moin se reforme et commence à ressembler à quelquechose.

Les tirs n’ont que peux d’effets, je me tiens hors de portée à peu prés partout.

Le mauryas Sébasticibar ne retient quant à lui pas son éléphant, le premier combat de la partie a lieu et se solde par la victoire du pachyderme grec. Les babars ne pouvant participer qu’à un unique tour, l’éléphant perdant recule d’un centimètre.

20190328_133302

Le général maurya décide ensuite de sortir de sa zone de confort et envoie une unité d’infanterie lourde dans le terrain difficile. Bien vu, le risque est à prendre pour menacer le flanc de la phalange. Cependant attention, le seuil maurya est faiblard et ne souffre que peu de pertes.

Sur l’aile gauche maurya, l’ennemi envoie de même une unité d’infanterie lourde afin vraisemblablement de mettre un peu de pression de ce côté.

 

Septième tour :

Une première unité maurya sortie de table après un magnifique, un superbe tir de la masse de harcèlement scythe : cinq touches sur six ! La discipline de tir fut inutile en prime… émotion.

20190521_135427

Une plaquette en moins, enfin, les premières pertes mauryas ! Une plaquette de cavalerie lourde bactrienne s’en va rejoindre Harès après une quatorzaine de tirs sur sa face, elle venait menacer le flanc de l’unité maurya dans le terrain difficile et l’empêcher d’aller plus avant, mission réussie mais chère payée. Le terrain difficile central reste aux mains des mauryas mais la menace sur le flanc de la phalange semble s’éloigner. Comme solution, Fabricos va semble-t-il devoir faire basculer Puniltiputra sur la droite de la phalange et dégager le terrain difficile avant que cette dernière ne puisse continuer à avancer ? Les peltastes ne seront pas suffisamment puissants pour flanquer efficaçement, il faut absolument réagir.

 

Huitième tour :

Les impétueux se lancent ! Combat pachydermique à nouveau qui se neutralisent l’un l’autre. La cavalerie lourde de l’aile est ramenée pour harceler le terrain difficile, résultat, 23 tirs dans la face ! Deux plaquettes sautent et le corps de cavalerie passe en moral aggravé 1. Au centre, quasiment rien. Les peltastes tiennent leur position.

20190322_094349

 

Neuvième tour :

Les javeliniers mauryas occupant le terrain difficile explosent, enfin une unité mauryas at patres ! Mais l’exploitation sur les lourds n’est pas concluante, dur l’infanterie lourde qui frappe à 4 et tire en prime. 

Vient le tour indien, ces derniers éliminent une plaquette de cavalerie légère et une infanterie lourde alliée au tir… qui recule sur les phalanges, mettant le bazar dans ma ligne déjà quelque peu désorganisée. Zarma !

Au centre, les peltastes se lancent par initiative sur les javeliniers mauryas dans le terrain difficile, se joignent à eux, les alliés indiens qui se sont avancés en défilant devant la phalange. Sur l’aile gauche, les scythes continuent leur harcèlement suivis par les cataphractaires. Enfin la cavalerie de Bourrinos l’infâme rejoint le centre de l’armée.

20190408_140122

20190327_132424

 

 

 

 

 

 

 

 

Dixième tour :

Pratiquement rien à signaler, une perte sur l’allié indien au tir… cela commence à peser. Désorganisation des phalanges, combat pachydermique pour le quatrième tour d’affilée et multiple cette fois !

20190419_135635

Onzième tour :

Ça bouge ! La phalange commence à se réorganiser comme il faut, par contre l’aile droite de cavalerie part en déroute… du brin ! Et les éléphants partent en cacahuètes de tous les côtés !

20190502_141531

20190502_141549

La situation gréco-bactrienne se complexifie, une aile en moins, c’est fâcheux… mes alliés indiens vont devoir basculer vers le terrain difficile car sinon, c’est à moyenne échéance la prise de flanc des phalanges, le maurya a décidé judicieusement d’avancer une unité d’infanterie lourde. Bref, la situation est délicate mais pas encore complètement prononcée d'un côté ou de l'autre...

Tout à coup, un imprévu ! Le climat commence à se gâter fortement, la tempête, les éclairs de ZEUS s’abattent sur la plaine indo-gangétique et interrompent brutalement les combats, obligeants les protagonistes à se replier chacun dans leur camp. Contraint à abandonner le terrain, mauryas et gréco-bactriens frustrés remettent le sort des armes à la prochaine occasion. Mais les pertes se sont accumulées pour le second, et une aile est en l’air… avantage MAURYAS.

20190319_140931Phalanges tardives hellénistiques de profil

Partie fort sympathique, espéront que la prochaine confrontation sera plus décisive. En tout cas, le maurya s'accrocha à sa colline comme un mort de faim, tournant autour et maximisant ses tirs à longue distance, évitant les pertes. Le gréco-bactrien eu un plan trop ambitieux, perdant beaucoup trop de temps pour effectuer sa roue à droite et se mettant par ailleurs à la faute en s'approchant trop des arcs longs ennemis, impétuosité récurrente chez votre serviteur... Cependant, la partie pouvait encore basculer dans un sens ou dans l'autre, rien n'étant définitivement acquis, car le seuil maurya étant très faible, il y avait encore possibilité pour le gréco-bactrien d'occasionner les pertes salvatrices qui feraient la différence. Harès et Zeus en décidèrent autrement !

Belle confrontation en tout cas, avec des armées extrêmement variées, fragiles, difficiles à jouer et ne pardonnant que peu les fautes.

Ludiquement vôtre.

Fabriguptha.

 

Posté par Prince Fafa à 13:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


21 mai 2019

Acte IV : finalement pickelhaube au menu !

Bon, la chaîne de production travaillant au ralanti, le chef d'atelier vous propose du prussien au lieu de l'autrichien initialement prévu. Donc, aujourd'hui voici la brigade von Freyhold, une des deux brigades d'infanterie composant la Division combinée du général von Manteuffel et composée du 9e jäger, de l'Infanterie-Regiment 25 et du Fusiliers-Regiment 36.

Division combinée parceque constituée de régiments provenant de différents corps d'armées (Armee-Korps). En 1866, l'armée prussienne est composée de huit corps d'armée formés de troupes provenant des même provinces, en 1870 avec les annexions du royaume de Hanovre, du Duché de Nassau, du Schleswig Holstein etc.. il y aura onze corps.  Chaque corps possède une patte d'épaule de couleur pour se distinguer.

 

En chiffre romain, le numéro du corps, attention, les Infanterie-Regiment n°13, 10, 53 possèdent une patte d'épaule noire, passepoilée de bleu ciel.

Chaque Armee-Korps est localisé géographiquement : Königsberg (Prusse Orientale) pour le Ier, Stettin (Poméranie) pour le IIe, Berlin pour le IIIe, Magdebourg (Brandebourg) pour le IVe, Posen pour le Ve (Posnanie), Breslau (Silésie) pour le VIe, Münster pour le VIIe (Westphalie) et Cobence pour le VIIIe (Rhénanie).

Le corps de la garde royale (Gardekorps) est à part, ses régiments possédant leurs propres spécificités uniformologiques.

Après cette digression sur l'organisation de l'armée prussienne, revenons à nos pickelhaubes (casques à pointes).

 

Résultat de recherche d'images pour "pickelhaube 1860"Résultat de recherche d'images pour "pickelhaube 1867"

Casque modèle 1860/1867                                  Casque modèle 1867/1871

 

Enfin... à notre brigade Freyhold...

20190521_074156

La brigade en ligne

 

20190521_074250

 

20190521_074306

 

 

 

 

 

 

 

 

Fusiliers-Regiment 36                                                             Infanterie-Regiment 25

 

Alors, la différence entre les fusiliers et les fantassins de base me demanderez-vous ? C'est pas compliqué, le premier à les buffléteries noires (entendons l'équipement en cuir), un fusil plus court et est équipé d'une baïonnette à manche tandis que le second a les buffléteries blanches, un Dreyse normal et une baïonnette à douille.

20190521_074403Le 9e jäger

 

Donc une belle brochette de 7000 gusses organisés en trois bataillons de fusiliers, trois de fantassins ("musketier" ?), et un de chasseurs. Sept plaquettes au total, c'est gras, à l'époque une brigade.

20190521_074445

Pattes d'épaules rouge pour le 36e Fusiliers-Regiment, bleu ciel pour le 25e Infanterie Regiment, en effet les fusiliers appartiennent au IVe corps et l'infanterie au VIIIe. Les jägers sont devant.

Voici la répartition des régiments en 1870/71, pendant la campagne de France, attention aux IR 10, 13 et 53 cités plus haut.

Ier corps d’armée

RI n°1, 3, 4, 5, 33, 41, 43, 44 et 45 : blanc/blanc

IIe corps d’armée

RI n°2, 9, 14, 21, 34, 42, 49, 54 et 61 : blanc/pas de passepoil

IIIe corps d’armée

RI n°8, 12, 20, 24, 35, 48, 52, 60 et 64 : rouge/blanc

IVe corps d’armée

RI n°26, 27, 31, 36, 66, 67, 71, 72, 93 et 96 : rouge/pas de passepoil

Ve corps d’armée

RI n°6, 7, 18, 19, 37, 46, 47, 58 et 59 : jaune/blanc

VIe corps d’armée

RI n°10, 11, 22, 23, 38, 50, 51, 62 et 63 : jaune/pas de passepoil

VIIe corps d’armée

RI n°13, 15, 16, 17, 39, 53, 55, 56 et 57 : bleu ciel /blanc

VIIIe corps d’armée

RI n°25, 28, 29, 30, 40, 65, 68, 69 et 70 : b/bleu ciel /pas de passepoil

IXe corps d’armée

RI n°75, 76, 84, 85 et 86 : blanc/jaune

Xe corps d’armée

RI n°73, 74, 77, 78, 79 et 91 : blanc/bleu ciel

XIe corps d’armée RI n°32, 80, 81, 82, 87, 88, 94 et 95 : rouge/blanc

 

20190521_074228

Un détail à souligner, le sous-officier à droite de l'officier levant son sabre est reconnaissable au liseré jaune doré sur le col et les manches... marque distinctive de ce statut.

Cette brigade date du début de l'année, février me semble t-il. Bon en attendant que mes autrichiens sortent de chaîne, je vous souhaite bien le bonjours.

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz

 

 

 

 

15 mai 2019

A propos de scutum

La semaine dernière, j'ouvrais le bal avec un proverbe galate, du coup, étant donné que ma brigade autrichienne est en chantier, pour vous faire agréablement patienter, je vous présente ici... tintintin... !!!

Du romain république "SPQR", projet en cours depuis 2017, mis en stand by depuis l'arrivée des figurines de "mon projet à moi que j'ai".

Cette armée romaine donc est organisée pour la règle de Sumer à Constantinople qui au niveau armée romaine, propose des listes fort variées, enfin surtout pour la période impériale.

Ici, le choix a été fait par votre serviteur de réaliser une armée composée de légions dites "primitives", c'est à dire pré-sévériennes. Pour votre instruction personnelle et pour remplir les obligations "kultur" de ce blog, l'histoire militaire des légions est longue et plusieurs réformes ont jalonnées l'évolution de cette organisation tactique ecxeptionnelle.

D'abord les romains se battent comme les grecs, en phalanges. Ensuite en légions dites primitives, vers le IVe siècle avant J-C, c'est à dire en trois/quatre lignes successives pour faire simple. Puis vint la réforme sévèrienne et sa légion manipulaire, après la visite de Pyrrhus au IIIe siècle avant J-C, se sont grosso-modo des blocs d'infanterie organisés en quinconces sur deux/trois lignes. Puis à la fin de la République la réforme de Marius introduit les légions en cohortes, plus péchues que les précédentes et qui seront le fer de lance de César et des empereurs jusqu'à la réforme de Dioclétien au IIIe siècle et la légion tardive, dernière mouture de cette évolution pluricentenaire.

Bref, pour ma part, j'ai fait le choix de la légion primitive (que je pourrais organiser également en légion manipulaire avec quelques plaquettes en plus), pour rester dans une cohérence historique avec les armées déjà en ma possession, à savoir indienne/maurya, macédonienne/hellénistique, grecque classique. J'ai donc réalisé pour l'instant deux légions entière, la troisième est en cours, je vous présente la légion "Bianco", première de la famille sortie des ateliers.

 

20161105_142625

20161105_142822

 

 

 

 

 

 

 

20161105_142930

20161105_142941

 

 

 

 

 

 

 

 

Les photos manquent de netteté, veuillez m'en excuser, mais elles ont été prises avec mon ancien téléphone, on sent que la technologie évolue...

20161105_143302

Donc, une première ligne d'infanterie légère composée de vélites armés de javelines. Une seconde ligne de lourds Hastatii, armés de pilum et protégés par leurs fameux scutum, ils ont une armure pectorale simple. Une ligne de lourds Princeps armés de pilum, scutum et protégés d'une cotte de maille (lorica). Enfin, une dernière ligne de Triarii, accompagnés de Rorarii, formant un sous ensemble mixte lourds/légers, dernière réserve de la légion. Bref, du lourd, qui bouge vite mais qui manque peut-être un peu de soutien au combat. Attention, le terrain peut vite devenir handicapant car pas d'infanterie moyenne et la cavalerie n'est pas top, six plaquettes réparties sur chaque binôme de légion, c'est pas flamboyant.

20161105_143445

20161105_143457

Mon armée en comptera six comme cela, plus trois unités de cavalerie moyenne. Cela fait tout de même du monde, et comme je l'ai expliqué, je pourrais en rajoutant quelques plaquettes la transformer en manipulaire, en jouant sur le budget, je peux caser quatre légions manipulaires dont une romaine et trois latines, en abaissant la valeur des généraux, cette liste est méchante.

Ici, c'est donc la légion "Bianco", j'ai déjà peins la "Oro" (jaune) et la "Rosso" est en cour. Cela me donne soif quand je prononce ces mots, la pensée d'un petit Martini avec un glaçon et un petit bol de cacahuètes sur ma terrasse ensoleillée viens juste de traverser mon cerveau...

Un général est également déjà peint, le tribun Aminus, terreure des barbarres et dresseur de légionnaires. Ce beau monde vous sera présenté un de ces jours.

Evidemment, j'ai pris le parti de la sobriété, cela reste du romain, donc pas de chichi (entre nous, appelez moi super), pas de fioritures, je suis allé à l'essentiel. De toute façon chaque catégorie de troupe est reconnaissable par son armement et sa tenue, même avec un bouclier identique pour l'unité. Le romain, c'est organisé, c'est sobre, c'est efficace. Deux légions à droite, deux au centre, deux à gauche avec leur unité de cavalerie respective en soutien, d'une logique implaccable.

Ludiquement vôtre.

Consul Fabriçius

 

Posté par Prince Fafa à 13:30 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

09 mai 2019

Dans l'hoplon, tout est bon !

"Il vaut mieux un scutum dans le sternum, qu'un hoplon dans l'menton", proverbe galate.

Comme vous l'avez deviné, et comme s'était prévu, nous retournons dans l'antiquité pour confirmer le programme de l'atelier du Prince. Au lendemain de ce jour férié, voici les deux phalanges hoplitiques rénovées et terminées hier. Après les chics ulhans, voici les phalangites athéniens (et pas les phalangistes, ceux là je ne les aiment pas, pour ceux qui ne comprennent pas la subtilité, qu'ils révisent leur histoire espagnole).

Bref, huit plaquettes de rafraîchies, pour former deux phalanges hoplitiques dans DSC. Reste plus que quatre et l'armée entière sera re-soclée, il faudra songer à les pousser sur une table ensuite. Je pense qu'avec leur nouveau socle, elles seront super motivées !

 

20190505_160337Après grattage, avec le mastic qui sèche

 

Seize fois deux phalangites auxquels j'ai fait quelques ajouts de couleurs par ci par là, car depuis ma première phalange, il y a quelques années, ma technique a un peu évoluée et aussi, j'ai coloré un peu plus mes troupes. En effet, il faut savoir que les grecques n'hésitaient pas à peindre leurs casques, comme leurs bâtiments d'ailleurs. En effet cela permettait de les protéger des intempéries et de l'oxydation, alors du coup mes dernières phalanges étaient plus "gaies" que mes dernières. Pour harmoniser le tout, en dehors du re-soclage, quelques retouches étaient nécessaires.

20190508_182839

Par exemple, sur ce serpent, quelques traits noirs pour faire ressortir le dessin, la gorgonne, je n'y ai pas touché, il faut faire gaffe avec ces bêtes là ! Le casque béotien quand à lui a reçu un joli jaune.

20190508_160738une première phalange hoplitique

20190508_160937

Vous remarquerez l'oeil grec porte bonheur comme emblême de l'étandard, c'est toujours utile sur un champ de bataille.

20190508_160756une deuxième phalange hoplitique

20190508_160922

La cité thalassocratique méritait à nouveau un trident comme symbole, en effet c'est le deuxième étandard portant cet emblême dans mon armée, plus stylisé cette fois, c'est tout de même l'outil principal de Poséidon !

Des dauphins, des têtes de bovins, des oiseaux, des étoiles de mers, des instruments de musique, des lettres de l'alphabet, des chouettes - symbole d'Athènes que l'on retrouve sur les monnaies athéniennes de l'antiquité notemment - des gorgones et autres satyres sans compter les serpents ou des trirèmes. Bref moult symboles qui font le charme de cette armée et la beauté du rendu général comme du rendu particulier.

Le citoyen hoplite athénien paie son équipement, il fait partie de la classe moyenne et donc personnalise ce dernier, d'où la variété des couleures, toutefois j'ai essayé de modérer l'utilisation de couleures trop "flachies" sur les pièces de tissus car les teintures étaient très chères à l'époque et la gamme de couleures très restreinte en réalité. Mais bon, un peu de fantaisie pour une période peu documentée de toute manière, pourquoi pas. Le plaisir et le visuel c'est également important, tant qu'on reste raisonnable dans l'utilisation des couleurs.

20190508_160823

20190508_160850

20190508_161008Joli couple nom ?

Et voilà, je suis content (mais je ne vomis pas), cela avance bien, cette planification de re-soclage entre la réalisation d'unités complètes me satisfait, cela me permet de "lisser" les rénovations, car je déteste le travail à la chaîne figurinistiquement parlant j'entends car le travail à la chaîne en sidérurgie j'ai pratiqué et je l'ai supporté.

Le prochain objectif : une brigade d'infanterie autrichienne pour "Mon projet à moi que j'ai, ou Battle Cry 1866", une brigade intéressante à plus d'un titre comme la précédente de von Poschacher.

Ludiquement vôtre.

Stratège Fabricos

 

Posté par Prince Fafa à 13:30 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

05 mai 2019

"Le chic à la polonaise". Acte III mon projet à moi

Et oui, ces tenues sont d'un chic fou, quelle classe ! Un uniforme saillant et élégant, des couleures chatoyantes pour aller se faire tuer de façon brillante sur un quelquonque champ de bataille digne de l'enfer de Dante... ça va au niveau des rimes, je suis pas mal là ? Non ?

Bon, voici aujourd'hui le 11e Régiment de Ulhans autrichiens, sorti des ateliers Prince Fafa and Co cette semaine. Ce régiment était embrigadé en 1866 avec deux régiments de cuirassiers (10 et 12e) pour former la Brigade von Mengen. Cette brigade formait avec une autre la 3e Division de Cavalerie de Réserve commandée par le général von Coudenhove. Elle participa à la dantesque bataille de Sadowa. Bien entendu, les régiments de cuirassiers attendent dans leur boîte, cette brigade sera complétée de ces "gros frères" autrichiens dans un proche avenir.

kellerfuehrung-12ici, peut-être le "Ulhanen-Regiment n°5"

Les ulhans autrichiens étaient recrutés dans les provinces polonaises et croates de l'Empire des Habsbourg et composaient soit la cavalerie organique d'un corps d'armée, soit, étaient embrigadés avec les cuirassiers dans les trois Divisions de Cavalerie de Réserve de l'armée soit six régiments sur un total d'une douzaine.

20190414_124509ulhans au "naturel"

Ulanka vert-foncé à revers à distinctive rouge, col, parements, liserés rouge. Cordon, épaulettes, raquette jaune. Pantalon droit liseré de rouge et renforcé de cuir noir, ceinture-écharpe jaune et noire. Le régiment se distingue des autres par la distinctive de la shapska (coiffure typiquement polonaise) dont le pavillon est de couleure cramoisie pour ce régiment. Le clairon se distingue par son plumet rouge, comme dans toute la cavalerie autrichienne et enfin, le jaune est remplacé par du doré pour l'officier, évidemment.

L'ulanka est une veste polonaise à parement en pointe, à deux rangée de boutons et au devant de la forme ci-dessous, elle est élégamment évasée au niveau de la "jupe". Elle fut portée par tout les ulhans et autres lanciers de l'époque, de 1850/60 juqu'à la première Guerre Mondiale.

Ulanka

ulanka allemande "feldgrau" de la ¨Première Guerre Mondiale

Elle a remplacé la "kurtka" vers 1861 dans l'armée autrichienne, cette dernière était de la même coupe sauf que la jupe n'existait pas,  elle possédait des basques. A oui, au dos de l'ulanka, des liserés rouge qui remontent, de la ceinture vers les épaules et de même, au dos des manches un fin liseré rouge est visible. Chic à l'extrême ces polonais. Observez les vues de dos des figurines, je les ai peint.

Kurtka

kurtka d'un officier des Lanciers de la Garde Impériale française du Second Empire

Après ce petit intermède uniformologique, revenons à nos ulhans autrichiens, j'ai prévu d'en faire cinq régiments, j'avoue avoir pris énormément de plaisir à les peindre. Je trouve les couleures harmonieuses, les fanions sur la hampe des lances sont également sympas et ajoutent un "plus" aux figurines, bon il ne faut pas avoir de gros doigts boudinés pour la phase collage, sinon cela risque d'être la prise de tête, certains ce reconnaîtrons...

20190428_170045

20190428_170105

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20190428_19541920190428_195429

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la plaquette de commandement avant vernissage et soclage

Deux plaquettes donc, formant un régiment composé de 600 ulhans au total, chaque plaquette représente 300 cavaliers.

20190430_122100

20190430_122124les deux plaquettes au soleil avant la réalisation des socles

Les figurines sont des "French Guards FPW Lancers" période 1859/1871 de chez Old Glory, la marque a sortis des lanciers pour les autrichiens mais je préfère les choisir dans cette référence car les graveurs de chez Old Glory se sont inspirés d'une planche de Knötel ou un ulhan porte sa ulanka en sautoir, comme une pelisse de hussard. Je trouve cela très moche, d'autant que s'était une pratique non règlementaire et exceptionnelle. Ce choix de gravure est étonnant pour l'ensemble de la série, une figurine aurait suffit, alors j'ai préféré transformer les Lanciers de la Gardes Impériale française (magnifiques) en ulhans autrichiens, c'est simplissime :

- un coup de pinceau horizontal au niveau du haut des cuisses pour transformer la "kurtka" en "ulanka",

- un coup de pinceau sur le ceinturon originellement blanc, converti en ceinture-écharpe jaune et noire et zou, le tour est joué ni vu ni connu !

 

20190503_081530

20190503_081543

Voilà, une réalisation des plus agréable, terminée jeudi soir. Vraiment du plaisir d'autant que six figurines, c'est peu et la sensation "d'abattage peinturluristique" est totalement absente. Bon, j'attaque deux phalanges et leur re-soclage, vous vous doutez donc de la teneur du prochain article, à bientôt bande de moules ! Mais attention, j'ai sorti de l'infanterie autrichienne des sachets, alors...

Ludiquement vôtre,

Rittmeister von Fabritz

 


01 mai 2019

Mon projet à moi. Acte II : la 13e Division von Goeben

Aujourd'hui, bonne fête du travail à tous ! Par conséquent, je vais vous en présenter du travail, il y en à ! Va falloir s'atteler à la lecture les p'tits gars !

Depuis le mois d'octobre vous le savez, l'armée du Main de la Guerre autro-prussienne est en chantier. La brigade von Kummer vous a déjà été présentée lors du premier billet sur "Mon projet à moi - Battle-Cry 1866 ou la Guerre de sept semaines". Ici, je vais essentiellement continuer avec la brigade d'infanterie von Wrangel, la brigade de cavalerie von Treskow et l'artillerie divisionnaire, le tout formant donc l'ensemble des troupes sous les ordres du fameux von Goeben déjà mentionné précédemment.

 

Von Goebenvon Goeben, un de nos bourreaux...

 

SMSGoebenLe Croiseur-cuirassé éponyme

Pour le côté "Kultur", ce Croiseur-cuirassé fut à l'origine de l'entrée en guerre de l'Empire ottoman au côté des puissances centrales en 1914. Il était accompagné d'un autre croiseur le "Breslau". Leur équipée est restée célèbre, d'Italie il appareillèrent en août 1914 pour l'Algérie où ils retardèrent l'embarquement de 30 000 hommes de l'Armée d'Afrique vers la métropole. Ils échappèrent ensuite aux flottes françaises et britanniques pour se réfugier en Turquie où ils furent enfin donnés avec leur équipage à l'Empire ottoman ! L'amiral Souchon, le commandant de cette Division navale devint même le commandant en chef de la flotte ottomane et parti en mer Noire s'occuper de bombarder les côtes russes ! Cela eu pour conséquence la déclaration de guerre des alliés de la Triple Entente et les ottomans se retrouvèrent ainsi alliés des empires centraux.

Bon, je m'égare, revenons à nos saucisses.

20190422_143955

20190422_143945Brigade von Wrangel

Cette brigade est constituée des 15e et 55e Infanterie-Regiment accompagnés d'un bataillon de fusillés de la principauté de Lippe, alliée à la Prusse et formant l'infanterie légère de la division. Le 15e régiment est au second rang, le 55e au premier. Ils se distinguent de l'autre brigade par des pattes d'épaules différentes : bleues ciel passepoilées de blanc, au lieu de noires passepoilées de bleu ciel chez von Kummer. Les fusiliers quand à eux, possèdent la même tenue que les jägers prussiens, hormis la marque nationale sur le shako (pompon jaune avec le centre rouge, plaque métalique argent sur la face du dit shako) et la couleure distincive noire passepoilée de rouge.

20190422_143717la belle ligne de 7 000 hommes !

Et oui, une plaquette égal 1 000 hommes, les bataillons sont gras à l'époque.

General von Wrangelportrait de von Wrangel

La 13e Division fait partie du VIIe Armee-Korps est n'est pas une division "combinée" comme les autres divisions prussiennes de l'armée du Main. En effet, les autres divisions sont constitées en majorité par l'amalgame de plusieurs unités appartenant à des Corps d'Armées différents et provenant aussi de contingent alliés d'Allemagne du Nord. Cette division a donc une forte cohésion, ses chefs ont l'habitude de travailler ensemble hormis ceux du bataillon de fusiliers, qui, venant d'une Principauté alliée, a été ajouté dans l'ordre de bataille.

 

20190422_143845Brigade von Kummer en ligne, déjà présentée

General von Kummerportrait de von Kummer

 

Ces deux brigades d'infanterie sont accompagnées d'une brigade de cavalerie sous les ordres du général von Treskow. Elle est constitée des 4e Cuirassiers et 8e Hussards.

Il est à noter que l'ensemble de ces unités (hormis les chasseurs), sont issues du VIIe Armee-Korps, elles sont westphaliennes et donc provenant de la partie Ouest du royaume.

20190422_144111hussards, dolman bleu et distinctive bleu-ciel (Prussian FPW Hussars de chez Old Glory 15 mm)

20190422_144145cuirassiers, distinctive orange, ça flashouille sur le blanc !

20190422_144222Brigade de cavalerie au complet

von Treskowvon Treskow

 

Enfin, l'artillerie divisionnaire, ici des pièces Krupp à chargement par la culasse. Les "pickelhaube" (casques à pointe) n'ont ici pas de pointe, mais une boule pour éviter les accidents lors de la manoeuvre des pièces. Toujours faire attention aux boules quand on manoeuvre sa pièce (je ne pouvais pas ne pas la faire, je sais, c'est navrant, il ne faut pas, non il ne faut pas !).

20181111_184036

20190105_193230Deux belles pièces non ?

 

Il fallait la faire (aussi)...

...alors la voici la plaquette de von Goeben lui même, j'espère que la figurine lui ressemble, en 15 millimètres ce n'est pas forcément évident ! Avec ses petites lunettes, sa moustache et ses cheveux brun, je l'ai fait sans le brassard blanc. Hanovrien de naissance, il s'engage à 17 ans dans l'armée prussienne puis part guerroyer comme officier en Espagne pendant la guerre civile (Première Guerre carliste). Rentré en Prusse, il se lie d'amitié avec von Moltke, son supérieur hiérarchique au sein de l'état-major du IVe Armee-Korps. Il repart en Espagne et participe à l'expédition du Maroc en 1860 puis commande une brigade pendant la guerre des duchés (contre le Danemark). Bref, un officier d'expérience. Il commandera le VIIIe Corps puis la 1ère Armée pendant la guerre franco-prussienne.

20181230_143148

20181230_143210

20181230_143226

Pour terminer la présentation de cette Division von Goeben, vue d'ensemble des éléments constituant l'unité.

20190422_144251

20190422_144301

Et voilà, vous me direz quoi ? Enfin ce que vous en pensez. La seconde Division est en cours, mais comme entre-temps j'ai reçu de l'autrichien, je me consacre à ces derniers avant de me remettre sur le prussien, on appel ça la parité. Et la parité c'est important dans la vie !

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz

 

27 avril 2019

"Athèna mon amour"

Je vous les avez promis, j'en avais parlé, alors, voici les généraux de la thalassocratique cité athénienne. Par ce billet, nous continuons ici la saga "Grèce classique" que nous avions entammé il y a un mois. Re-soclés sur des supports ronds, ils commandent cette belle armée en grande partie déjà présentée.

Les socles ronds sont à mon sens plus adaptés pour les officiers généraux. Au début, je jouais sur des socles rectangulaires à DSC, mais je trouve que le soclage circulaire permet de mieu les distinguer des autres troupes. De plus, je trouve que cela rend les figurines beaucoup plus attrayantes.

En effet, ces plaquettes sortent ainsi du rang, elle peuvent éguailler encore plus la table, grâce à de petites scènettes originales. 

Mon armée athénienne compte ainsi quatre généraux, le général en chef et trois autres. Un sur chaque aile et deux pour le corps principal dont le patron.

20190422_143210Aminas

 

Aminas est le second du stratège Fabricos, il commande quatre phalanges et deux unités d'éphèbes à moitié nus (des javeliniers de l'infanterie légère). Bref, du lourd qui tape fort et sauvegarde à 5+. Son bouclier représente la Déesse Athèna, casquée comme il se doit et dont le couvre-chef laisse apparaître la longue chevelure.  Les deux hoplites qui l'accompagnent, portent un hoplon décoré d'un symbole athénien pour l'un, de la représentation d'un Dieu pour l'autre.

 

20190422_143329Mélias

 

Mélias a sous sa responsabilité une des ailes de l'armée, constituée comme vous le savez de phalanges alliées (sauvegarde à 6+), de peltastes déjà vus et de jeunes et testostéronés éphèbes. Voir, mon article intitulé "sans conteste, c'est du peltaste ou sans contaste c'est du pelteste". Cavalier émérite, à la tenue soignée, peut-être un peu trop féminine d'ailleurs... il reste un officier au physique élancé, à la peau mordorée et aux yeux pétillants. Il est accompagné de son aide de camp, l'élégant transfuge chalcidien Chônos à la tunique carminée et au manteau pourpre, tous deux quelle élégance. Un garde du corps complète le tout.

 

20190422_143230Nathanaëlos

 

Comme son arrière petit neveu en passant par la cuisse de... Zeus (restons hellènes) - le général thébain Epaminondas - Nathanaëlos, est l'officier très supérieur en charge de la seconde aile de l'armée, accompagné d'un de ses peltastes (qui sans conteste sont ses chéris, c'est sûr) et d'un officier qui le conseille. Ne m'a t'il pas affirmé un jour "la peltè, c'est pratique pour creuser les fosses communes" Toujours bon observateur ce brave Nathanaëlos.

 

20190422_143306

20190422_143317le stratège Fabricos

 

Enfin, le voilà, le héro officier commandant de tout ce beau monde, le stratège Fabricos, descendant d'Ephremos, un demi-dieu chaudronnier qui celon la légende venait de "la haut" chez les barbares chevelus de la tribu des nerviens. Vous remarquerez le bouclier dédicacé à sa patrone Athèna (d'autre dirons "tiens, ça commence par A, comme la patrone du Prince"). Le porte-drapeau avec son étandard symbolisant quand à lui un dauphin, que le stratège porte en chaîne autour du coup depuis l'éphèbie. Enfin, les hoplites avec leurs hoplon décorés respectivement d'une fougère, d'un serpent entouré d'un damier et enfin d'un brave gardien de chèvres, et oui, la féta c'est super bon dans la salade, alors fallait un hommage.

Il a sous ses ordres quatre phalanges de citoyens démocrates (sauvegarde à 5+), des éphèbes et une unité d'archers à cheval scythe. Bref, de quoi faire mal.

20190327_222956vue de six phalanges de profil, six autres sont en attente de re-soclage

Voilà pour mes athéniens, mais cela n'est pas fini pour l'antiquité grecque classique, car comme vous le savez, la phase re-soclage est d'actualité et après les ulhans autrichiens de la guerre austro-prussienne actuellement en chantier, il est prévu l'opération "re-soclage phalange I". D'autres beautés à découvrir, d'autres jupettes, d'autres sandalettes, d'autres trompettes à observer "bande de moules" comme dirait Monsieur Mégot (dixit le petit Spirou).

Ludiquement vôtre.

Statège Fabricos

 

Posté par Prince Fafa à 13:54 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , ,

21 avril 2019

Mon projet à moi : Acte I "la Brigade de fer"

Bon, pour "mon projet à moi que j'ai" concernant la Guerre austro-prussienne de 1866, j'ai choisi d'énumérer les articles en "actes" comme dans une pièce de théâtre, je vous préviens de suite, la représentation risque d'être longue !

Le sujet d'aujourd'hui est extrêmement actuel car l'unité présentée est la dernière en date peinte par les ateliers du Prince. Il s'agit de la seconde unité autrichienne accouchée de mes antrailles cette semaine (après la batterie d'artillerie vue en introduction de mon blog en mars) la "Brigade de fer" du général Poschacher, une des cinq brigades constituant le 1er Corps de l'armée autrichienne en 1866, sous les ordres du général comte Clamm-Gallas. Ce génie militaire commandait les troupes autrichiennes de l'armée "de l'Iser" en début de campagne, constituées de son corps, de la 1ère Division de Cavalerie légère (5600 sabres tout de même) et de l'armée saxonne sous le Prince Albert de Saxe. Elles étaient concentrées à l'Ouest de la frontière en Bohême.

 

Eduard Clam-Gallas

Clamminou lui-même

 

Ce brave homme se prit une telle veste à la bataille de Gitschin le 29/06/1866 qu'il comparut en cour martiale ! Son penchant pour la bouteille et son incompétence était semble t-il notoires. Il fut cependant épargné de part sa position sociale : conseiller aulique et précepteur impérial... excusez du peu, s'eut fait désordre. Il illustre parfaitement les tendences catastrophiques du népotisme pratiqué par la Cour des Habsbourg, et ses conséquences. Pourtant, un chef d'état major de qualité pour parer ces défauts lui avait été adjoint, l'énergique baron Gondrecourt, vétéran réputé. Mais visiblement, cela n'empêcha pas la catastrophe, Clamm-Gallas y gagna le surnom de "Tambour de l'armée" car il avait toujours perdu ses batailles... Le nom du patron du Ier Corps autrichien est cependant resté à la postérité non pour ses exploits guerriers - on le comprend - mais pour son hôtel particulier le "Palais Clamm-Gallas" à Vienne.

Palais Clam I

 

Palais Clamm IIsympa la bicoque ! Sont pas rancuniers ces Habsbourg

 

Après cette page "Kultur" (dixit Baldur), revenons à nos moutons : voici la brigade Poschacher toute fraîche, constituée des 30e et 34e Infanterie-Regiment ainsi que du 18e Jägers-Bataillon, baptisés "la Brigade de Fer".

20190416_104238IR 30 au premier rang

L'Infanterie-Regiment numéro 30 est "allemand", c'est à dire recruté dans les territoires "allemands" à savoir autrichiens, tchèques, italiens, slovènes ou polonais de l'empire. Il porte ici la distinctive "gris-brochet", un bleu très clair qui ressemble à notre "bleu horizon" de la Grande Guerre mais avec une touche de bleu moin prononcée.

20190416_104056le même en ligne

Le pantalon est bleu ciel, passepoilé de blanc, les parements des manches sont ronds et enfin le drapeaux est jaune, avec l'aigle bicéphale des Habsbourg, me semble t-il le blanc était destiné aux régiments dits "hongrois" où figure Saint-Etienne, leur Saint-patron.

 

20190416_104509IR 34 au premier rang cette fois

Ben tiens, les voilà les gugusses du 34e Régiment "hongrois". Recrutés dans la partie Sud de l'Empire, dans les districts hongrois, slovaques et autres slaves du sud, sachant que des régiments "croates" existaient également. Ce régiment porte la distinctive garance, bien connue de nos "piou-piou" avec parements en pointes aux manches, agrémentés d'un "litzen" blanc et des "culottes hongroises" possèdant un liseré noir et jaune. Enfin ici, plutôt des pantalons car z'ont pas fait les figs avec les culottes hongroises chez Old Glory pour la période 1859-1866. Ils l'ont fait pour le XVIIIe ou les guerres napoléoniennes mais là, c'est lacunaire alors tant pis. Mais bon, même sans pantalons moulants, ils ont des burnes mes hongrois.

20190416_104254vue de profil des deux régiments

La culotte est donc bleu ciel comme chez les allemands et le drapeau, blanc, comme expliqué plus haut. Ils portent tous la waffenrock (veste de combat) modèle 1861 qui remplaça le "Kittel" porté pendant la guerre de 1859 contre la France. La différence me demanderez-vous ? Et bien, une rangée de boutons au lieu de deux et le passepoil à la couleure distinctive régimentaire en moins sur les bord de la veste.

20190416_104105IR 34 en ligne

Alors, vous me direz, pourquoi "la Brigade de fer" ? Et bien parceque la brigade Poschacher fut une des rares unités autrichiennes de la guerre à avoir tenu tête victorieusement à des prussiens en surnombre pendant cette funeste campagne pour l'Empire.

En effet, le 25 juin 1866, au tout début de la campagne, durant le combat de Jung Bunzlau en Bohême (actuelle République tchèque), elle repoussa avec succès les attaques du IVe Corps prussien de von Fransecky. Elle contre-attaqua victorieusement ce dernier, après avoir fusillé allègrement ces satanés casques à pointes à partir du couvert d'un bois, les rejetant ensuite vigoureusement. Elle ne se replia qu'à la nuit. C'était le premier jour des combats et cela n'augurait pas trop mal de l'avenir, malheureusement cela n'allait pas durer !

Lors de cette journée, l'artillerie autrichienne se distingua pour la première fois. D'ailleurs, cette arme restera supérieure à son adversaire durant toute la campagne, étant entièrement équipée de piècess à chargement par la culasse et possédant une meilleure doctrine que son adversaire. Les prussiens s'en rendront compte et rectifieront le tir à notre détriment quatre ans plus tard !

Poschacherle général Poschacher von Poschach, ancien colonel de chasseurs tyroliens

Il faut tout de même préciser que la brigade subit tout de même des pertes sensibles lors de cette affaire, mais sa réputation était faite. La brigade Poschacher fut engagée à Podol le 26 juin, Münchengrätz, Gitschin le 29 juin et enfin à Sadowa le 3 juillet où son énergique commandant fut tué à la tête du 18e bataillon de jägers. Il fut l'un des trois officiers généraux autrichien tué lors de la bataille et son corps ne fut retrouvé qu'après plusieurs semaines grâce à un médaillon qu'il portait autour du coup !

 

De son côté, l'artillerie autichienne succomba totalement dans l'affaire, isolée, manquant d'un soutien d'infanterie directe pour la protéger, elle subit vaillamment les tirs de l'infanterie prussienne qui s'était rapprochée. Cette imprudence tactique se paiera à nouveau très cher à Sadowa.

20190309_115513booum ! Ici, le tube se charge par la bouche, c'est la version 1859... anachronique en 1866, z'ont pas fait les pièces à culasses chez Old Glory !

20190416_104403les copains tous ensemble

 

Enfin, pour terminer "Et les chasseurs du 18e bataillon de jägers" me demanderez-vous, "les chasseurs tyroliens hein, les chasseurs tyroliens mon bon Prince ? Où sont-ils ?". Ben, pas peint les chasseurs, les figs sirotent de la liqueur de mirabelle vers Nancy, ou du vin jaune... par conséquent cette brigade ne sera réellement complète que quand ils seront réalisés, mais avouez qu'il eut été frustrant, voir fâcheux (clin d'oeil Sylvain) d'attendre, non ? Promis, ils auront un billet spécial pour la peine, car ils firent également très bonne figure au combat pré-cité, barricadant un pont à la va vite et tiraillants comme des dinguos sur les pruscos qui prirent cher.

Bon, j'espère que cela vous aura bien plus et vous dis à bientôt, j'ai du ulhan sur le feu moi.

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz ou Prince Fafa ou capitaine Starck, ou Berni pour les intimes.

 

 

Posté par Prince Fafa à 13:32 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

17 avril 2019

Mon projet à moi : Battle Cry 1866 ou la Guerre de sept semaines

Depuis bien des années, quand je remonte dans "le plus beau pays du monde", la haut à la frontière Nord de l'hexagone, je joue chez  mon "fifix" (un poto) à Mémoire 44 et autres dérivés des jeux de Richard Borg, Command and colors, Battle Cry...

C'est ludique, rapide avec un vernis historique suffisant pour intéresser le passionné d'histoire militaire que je suis, on passe une bonne soirée sans que cela monopolise un temps fou et c'est pas compliqué à mettre en oeuvre. Pas de prise de tête, on peu siroter son jus de houblon tranquillement sans avoir peur des conséquences, les règles étant simples à appréhender. Bref, l'inverse de "De Sumer à Constantinople" ou rigueur et patience sont indispensables.

Du coup, il y a un an et demi/deux ans, m'est venu une envie, sûrement après ma deuxième "Duvel" à l'apéro. Pourquoi ne pas faire mon propre jeu en m'inspirant de ces règles simples sur une période originale qui m'intéresse et avec mes réalisations figurinistiques ? Bingo, la Guerre austro-prussienne de 1866 ! Presque totalement inconnue dans l'hexagone, cette guerre opposa les deux monstres qu'étaient le royaume de Prusse et l'empire d'Autriche pour la domination de l'Allemagne. Période originale, déjà traitée dans la règle Battle Cry sur la Guerre de Sécession, cette dernière nécessitait juste quelques modifications pour le conflit concerné. Uniformologiquement intéressante et charnière technologiquement. Les armées de l'époque, encore très influencées par la période napoléonnienne, sont en pleine mutation en ce qui concerne armement et doctrine.

Ayant un faible pour l'Empire, que ce soit pour le premier ou le second, intéressé depuis longtemps par les uniformes des nations germaniques de cette guerre, je sautais donc le pas.

Etape 1 : commande des hexagones chez Kallistra en fin d'année 2017, du matos de qualité, bon un peu cher mais cela vaut le coût celon moi.

 

20180915_170759exemple de table que vous pouvez obtenir

Une seconde commande sera nécessaire pour compléter la carte avec divers éléments de terrains : routes, grandes collines...

 

Etape deux : la modification de la règle et la constitution des scenarii, j'en ai fait vingt quatre.

Etape trois : la commande des figurines, réceptionnée pour la première en novembre 2017 chez un pote perdu au pays de la mirabelle, va falloir que j'aille la chercher d'ailleurs... c'est pour bientôt ! La seconde commande réceptionnée en octobre 2018 et là, le travail peinturluristique a démarré. Une troisième réceptionnée en février avait complété mes prusso-autrichiens.

Photo réception autrichiens

première commande : des autrichiens de chez Old Glory

Photo réception prussiens

deuxième commande : des prussiens de chez Old Glory

Donc, depuis octobre le chantier est ouvert, je vais alterner avec la peinture d'autres projets désormais, au lieu de me consacrer à une période/armée exclusivement. J'étais sur la réalisation des légions primitives d'une armée romaine pour DSC, c'est en stand by mais je reprendrais cela prochainement, je vous les présenterais d'ailleurs. Je vais par conséquent essayer d'alterner les rénovations de socles, les romains et 1866, tout un programme !

Pour en revenir à "mon projet à moi que j'ai", une quatrième et dernière commande chez Old Glory sera nécessaire pour clôturer les acquisitions, en effet, il manque les bavarois (se serait dommage de les louper), et les divers alliés allemands de l'Autriche : hessois, badois et autres würtembergeois.

Pour illustrer mon propos, je ne résiste pas à vous présenter la première création du projet : une brigade d'infanterie prussienne. La brigade von Kummer de l'armée du Main, composée des 13e et 53e Infanterie-Regiment. Cette brigade faisait partie de la 13e Division, commandée par von Goeben, le meilleur divisionnaire de la guerre qui commandera d'ailleurs un corps en 1870 et dont le nom est surtout resté à la postérité grâce au Croiseur de Bataille allemand de la Première Guerre Mondiale passé sous pavillon turc en 1914 !

Se sont donc les premières figurines du projet sortient des ateliers du Prince fafa, émotion. Il est à noter que j'ai choisi de peindre l'armée du Main, qui affronta les états alliés allemands de l'Autriche en Allemagne de l'Ouest. C'est une armée qui combine les régiments de plusieurs corps différents, donc aux pattes d'épaules de couleures variées.

 

20181021_210807vierge

20181028_205718en cours de soclage

20181225_131722deux régiments de trois plaquettes 13e IR au premier rang, 53e IR au second

20181101_164352la même brigade en ligne

Depuis, de la peinture a coulée sur le plomb, j'ai actuellement trois brigades d'infanterie, une et demie de cavalerie et deux batteries d'artillerie prussiennes, avec deux généraux divisionnaires : von Goeben et von Manteuffel himself. Ils vous serons évidemment présentés. Le "en cours" actuel est une brigade d'infanterie autrichienne, j'en ai parlé, je suis sur les socles là, je ferais un billet sur le sujet, suivra un régiment de ulhans autrichiens.

20181022_235347plaquette d'essai terminée dans un campanile lors d'un déplacement

Bon, à plus.

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz

 

 

Posté par Prince Fafa à 13:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

12 avril 2019

Les envoyés du diable (bis)

Je vous les avez promis, et bien les voilà. Les gentils waffen SS de la "Wiking" version "offensive", conduit par le SS-Hauptsturmfhürer Fabritz. Elégant, svelte et beau comme un dieu germanique avec ses bottes de cavalerie, il a troqué sa célèbre grande tenue noire pour sa veste de combat cam' et sa seyante casquette molle de vétéran, qu'il est beau, non, je dirais physiquement parfait ne trouvez-vous pas ?

Bon, ok, j'arrête, un truc à dire tout d'abord : attention, il me reste quelques véhicules en stock pour compléter la liste, le matériel allemand étant pléthorique, les choix sont parfoix difficiles, en tout cas, ceux qui sont peints et bien les voici :

 

20190412_074735L'SS-Hauptsturmfürher commandant la compagnie

(liseré vert pomme sur la casquette, couleure des panzergrenadiers)

 

Tout d'abord avec les 1500 points disponibles j'ai choisi de commencer par une section de reconnaissance de panzergrenadiers sur semi-chenillés Sdkfz 251. Ils se déplacent protégés dans leur véhicules desquels ils peuvent débarquer rapidement et depuis lesquels ils peuvent être soutenu par les mitrailleuses de bord. Toujours intéressant pour la mobilité mais attention, ces véhicules ne résistent pas aux armes lourdes, ils ne faut pas les exposer inconsidérément.

20190412_074911trois Sdkfz 251...

20190412_075017...pour transporter les trois plaquettes formant la section de reco

 

Ensuite, quand l'ennemi est reconnu, on vient avec la compagnie de panzergrenadiers réduite (deux sections) occuper le terrain. Cette compagnie est accompagnée de la MG 42 lourde présentée précédemment et non visible ici, les chefs de sections peuvent être équipés de panzerfaust.

20190412_075057une section

20190412_075141une autre

20190331_122534abrité derrière ce mur en planche, le mauser crépite !

 

En soutien, un petit mortier de 81 mm sur son semi-chenillé est toujours bienvenu, c'est toujours efficace, mobile, protégé des armes individuelles et cela peut-être un vrai poison contre l'infanterie adverse. Il peut être remplacé par son homologue NW 42 mais là c'est plus cher ! L'est pas peint... mais le sera. Le lance-roquette, cela fait très mal, mais le budget reste conséquent au risque de rogner sur autre chose : remplacer les panthers par du Panzer IV, ou supprimer la section de reco et faire le choix d'une compagnie de panzergrenadier à trois sections, etc...

20190412_075246Sdkfz 251/2

 

 

Et enfin, pour intervenir contre tout véhicule blindé ennemi, le clou du spectacle, les Panthers. Bon là, y en a deux, l'en faut trois mais je peux pas être partout hein !

Evidemment, c'est pas de la nioniotte, la rolls du char de combat de l'époque, capricieux mécaniquement et à la transmission sous dimensionnée, mais le 75 mm LL, ça dépote même en bout de table ! En face, vous aurez trois fois plus de T34 russcof de brin mais bon, la tôle soviétique cela se perce bien avec cet ouvre boîte là. C'est de toute façon toujours le dilemme d'une armée allemande et encore plus une troupe d'élite comme ici, en face, il y a souvent du monde d'autant plus quand c'est du bouseu slave.

20190331_122042

20190412_074436

20190330_234230deux frolons et une abeille

 

Et voilà, l'ensemble de mes réalisations concernant le second conflit mondial, cela tiens dans une boîte de biscuits mais cela représente pas mal de points et de travail surtout, enfin non... de plaisir.

20190330_235854

 

Une autre boîte contient le "à peindre", du panzer IV, de l'infanterie, un mortier de 81 et ses servants le NW 42 cité plus haut et surtout le troisième panther qu'il va falloir vraiment que je peigne un de ces quatre matins ! Les figs et véhicules viennent de chez Flames of War.

 

20190412_074511chef de section et sa plaquette, une MG42 et son équipe l'accompagne

 

Voilà fin de la représentation des "russochtones" bien évidemment c'est bien aussi face à de l'anglo-américain voire du canadien (hihi). J'aimerais bien faire un jour les représentants de notre bonne "Deuxième DB" légendaire, pour contre-balancer côté allié mais ça, c'est une autre histoire... ou de temps... surtout de temps... Au prochain numéro, du 1866 je pense, cela excite votre curiosité hein ? Bande de petits couillus, faudra attendre, à bientôt.

Ludiquement vôtre.

Hauptsturmfhürer Fabritz

Posté par Prince Fafa à 13:33 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,