Les figurines du Prince Fafa

07 septembre 2019

Scénario pour Jung Bunzlau 1866

Drapeau Habsbourg

Drapeau Prusse

 

 

 

 

Aujourd'hui, je vous présente le scénario n°2 de "Mon projet à moi que j'ai - Battle-Cry 1866, ou la Guerre de Sept Semaines", à savoir le combat de Jung Bunzlau du 25 juin 1866 au début de la campagne. J'ai évoqué ce combat dans mon article sur la brigade Poschacher du 24 avril dernier.

C'est un petit scénario destiné à se faire une partie très rapide, à "se chauffer" en début de campagne car j'ai concocté vingt-quatre scénarii comme je l'ai précédemment dit. Ils sont plus ou moins long à mettre en place et à jouer, le "must" étant Sadowa en milieu de campagne où là, il y a du monde et des années seront nécessaires à peindre l'ensemble des troupes présentent. Un véritable défis peinturluristique !

Il y a un mode "scénario" et un mode "campagne" de prévu, chaque scénario pouvant se jouer indépendamment mais permettant aussi de rapporter des points pour la campagne.

Jung Bunzlau 1

Jung Bunzlau 2

Les étoiles près des images des généraux sont le nombre de brigades adverses à éliminer pour remporter le scénario.

En vert foncé, les forêts, en vert clair les collines, en vert d'eau la plaine, en rouge l'urbanisation, les rivières en traits bleus et en marron les routes, les fortifications/barricades/obstacles en traits discontinus marrons, les ponts en noir. Les prussiens en bleus, les autrichiens en jaunes et les saxons en vert.

Un pion représente une brigade d'infanterie ou de cavalerie (4 à 7 plaquettes en moyenne) ou d'artillerie (1 à 3 plaquettes).

Bon, c'est du fait maison, n'hésitez pas à donner un avis ou faire des suggestions. Je me tâte d'ailleurs - pour les scénarios à jouer seuls en dehors de la campagne - à doubler les effectifs sur le terrain, pour que cela ne soit pas trop... expéditif. Les joueurs qui ont d'ailleurs l'expérience des systèmes de jeux de Richard BORG sont invités à donner leur avis.

Aide de jeuFiche de jeu "maison" avec les différentes capacités des troupes et effets de terrains

Pour finir, un clin d'oeil. Deux petits clichés des oeuvres d'un pote émigré là où cela sent le raisin, le canard confit, le pin et l'iode de l'océan... veinard. Il bosse très bien, et comme souvent avec ce type d'artiste, il est lent, très lent, hein Otto ? En même temps quand on émigre là bas, faut s'adapter au rythme local... quoi, qu'en matière de maquettisme l'a toujours été lent le guss, disons que cela risque d'empirer encore le phénomène MOUHAHAHAHA !

Avions Otto2Avions Otto1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et oui, se sont les avions qui l'intéresse lui, il aime s'envoyer en l'air le filou.

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz

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03 septembre 2019

Actualités variées, un général original

Ma brigade autrichienne étant en cours, un petit compte-rendu des opérations artistiques du moment est nécessaire. Un général original est en cours également, la phase ébarbage de l'état-major du Ier Corps d'armée autrichien mérite à mon sens une explication.

Un colonel et deux généraux de base de la marque Rank and File de la gamme "austrian Mounted Generals" du XIXe siècle, référencés GEN03 prélevés dans leur sachet subissent quelques modifications :

20190903_082812Avant

20190903_002054Après

J'ai coupé le sabre du colonel, conservé la garde de ce dernier pour la coller sur la tête du fourreau, baissé le bras et limé la main et le morceau de sabre restant afin de faire en sorte que cela ressemble à une bouteille, hihihi. Enfin, le shako a été raccourci car du modèle 1859 et nous sommes en 1866, donc un coup de lime, hop !

Le chef d'état-major avec sa carte a subit un limage de sa barbichette, car le chef d'état-major et néanmoins Baron de Gondrecourt n'en possédait pas.

Enfin, mon Clamminou, car c'est de lui qu'il s'agit, voit le limage de sa barbichette aussi, une découpe du sabre et un limage de sa main comme le colonel, sauf que lui, il se fait servir un verre de Tokaï ! La garde du sabre idem, MMOOUUHHAAHHAA. Faudra que j'épaississe les favoris d'ailleurs fort volumineuses pour le Prince.

Bref, cela donnera ça en gros, enfin gros... en 15 millimètres quoi :

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Hihihi, ils sont à l'apéro les gars, Santé !

Ensuite, ma troisième brigade d'infanterie autrichienne en est là :

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Bon, entre une chouille entre voisin, un déplacement et la rentrée, cela n'avance pas vite.

Mais bon, mes autrichiens commence tout de même à s'étoffer.

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Voilà ce que cela donne sur une tuile de chez Kallistra, j'ai fait le point au niveau du matos et va falloir prévoir une commande assez fournie pour être au point pour les scénarii, au nombre de... vingt quatre.

Cela prend forme.

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz

25 août 2019

Athènes, bientôt le bout du tunnel

Chouette

Ce début de semaine fut consacrée comme prévu à la "rénovation/socles" de deux phalanges hoplitiques athéniennes, elles sont sorties des ateliers du Prince mercredi. Evidemment, j'en ai profité pour effectuer quelques minuscules retouches, histoire de mettre un peu plus de gaieté et de variété sur les plaquettes. J'avance bien sur ce projet rénovation/socles de l'armée athénienne, il ne me reste plus désormais que deux autres phalanges, MMOOUUHHAAHHAA ! Je ferais quelques clichés de l'ensemble quand se sera complètement terminé.

En tout cas, je suis fiers du travail accomplis et dans un délais plutôt raisonnable pour moi. Cette opération de rénovation/socles va vraisemblablement s'étendre à d'autres armées, je pense à mes indiens/mauryas et à mes macédoniens, se sera une manière agréable de les présenter en plus.

Donc, voici les deux objets de cet article :

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Première phalange

 

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Deuxième phalange

 

 

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20190821_221646Les deux

Dans la phalange hoplitique à DSC (De Sumer à Constantinople), les deux premiers socles comptent à plein au combat soit 2 x 2 points, le troisième compte en soutien, soit 4 points et 1 soutien par phalange. Donc, l'intérêt et de les jouer couplées ou quadruplées pour maximiser la puissance de choc, mais attention, au delà de deux plalanges, le mouvement étant divisé par deux, cela est compliqué d'avoir assez de dés favorables pour les amener au contact. Généralement, je les envoient par groupe de deux, d'autant que mes généraux athéniens sont moyens.

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Des gorgones, des tridents, des "A", une Athéna figurée, un visage, un oeil, des dauphins, des oiseaux, des couronnes de lauriers, une amphore... c'est la force de cette armée, les hoplons, indéniablement.

Une brigade d'infanterie autrichienne est en préparation, la troisième des cinq composant le 1er Corps d'armée du Prince Clamm-Gallas dit "mon Clamminou", la brigade Piret de Bihain, ce nom sonne agréablement à mes oreilles, cela sent le Plat Pays... Tiens je vais me payer une mousse.

Ludiquement vôtre.

Stratège Fabricos

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19 août 2019

Acte IX : "Y a d'la kutsma dans l'air !"

Comme annoncé début août, voici la présentation du second régiment de hussards autrichiens pendant la guerre de 1866, terminé il y a trois jours.

Régiment de cavalerie organique du 1er corps d'armée autrichien de mon Clamminou préféré (entendons, le Prince Clamm-Gallas), ses 900 cavaliers forment la seule cavalerie du corps en 1866.

Hussard

Dessin d'un Hussard autrichien du 2e Régiment, en question

Les cavaliers de la même unité de l'atelier du Prince, en figurines Old Glory, en ligne

Uniforme bleu ciel, boutons et tresses jaunes, leur pelisse est bleu ciel à fourrure noire. A noter que cet élément typiquement hussard a été abandonné dans la plupart des armées européennes dans le courant de cette descennie 1860, notemment  en France et en Prusse. La pelisse sera conservée dans l'armée autrichienne jusqu'en 1914.

Hussards autrichiensPhoto d'époque

Alors vous allez me dire : "Mon bon prince, c'est quoi une kutsma ?". Sur quoi je vous réponds que la kutsma est le couvre-chef à fourrure. D'origine slave comme le colbak, le talpak ou la schapska, elle est de plus, agrémentée d'une grande plume sur le devant. Ce bonnet à poil fut porté pendant une courte période par les hussards autrichiens : de 1859 à 1872.

Kutsma

Kutsma, c'est ça !

Alors normalement, la kutsma est moin haute que sur les figurines ici présentées mais bon, on va encore dire que je chipotte...

"Austrian hussars with command" Old Glory 15 millimètres FPW78

J'ai prévu de faire encore quatre autres régiments de hussards, accompagnés de deux régiments de dragons. En effet, la 1ère Division de Cavalerie Légère autrichienne von Edelsheim fait partie de mon projet.

 

 

 

 

En colonne

De dos

Chabraque en fourrure noire, porte-manteau rouge, les hussards sont armés d'un sabre courbe et d'un pistolet à percussion, c'est un peu juste au niveau puissance de feu. Alors, pour renforcer celle-ci, le gouvernement autrichien a acquis des carabines à répétition Henry, made in USA. Une cinquantaine par régiment. Choix judicieux, bien que trop parcimonieux, dommage car l'objet est efficace : Calibre.44, magasin tubulaire de 16 cartouches, rechargement par levier manuel, cadence de tir de deux seconde par coup ! Toutefois, en dehors du nombre limité de carabines, l'approvisionnement en munition resta problématique et l'arme ne pu donner sa pleine mesure pendant le conflit.

Henry

La carabine Henry

 

Commandement du 2.Osterreischer Husaren Regiment

 

Une bien belle unité n'est-ce pas ? Pour le prochain post, l'opération "rénovation soclage" sur deux phalanges hoplitiques athéniennes est en cours et les figurines d'une brigade d'infanterie autrichienne pour mon "Projet à moi que j'ai ou Battle Cry 1866" sont sur l'établi, avec encore un article intéressant en perspective.

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz

 

 

 

03 août 2019

Princeps "rosso"

Enfin, les voilà, les princeps rosso sont enfin terminés. On y croyait plus, mais c'est fait. Il faut dire qu'il y avait des priorités domestiques à accomplir, alors dans un soucis de sérénité et de plénitude conjugale, les nécessités n'étaient pas à l'épanouissement artistique de votre serviteur, quoi que mes portes de placard doivent penser le contraire...

Donc voici l'unité de princeps de ma troisième légion primitive pour De Sumer à Constantinople. Trois socles d'infanterie lourde, placés au second rang de ma légion "rosso". "Princeps" car dans les temps plus anciens, ils occupaient le premier rang, le terme fut conservé malgrès le changement de position.

Scutum, lorica armata, casque latino-celte "montefortino", gladius, pilum etc etc... ils possèdent la panoplie complète ces gars là. Et ils bougent à 15 centimètres, bref une bonne mobilité alliée à une force de frappe non négligeable. Le défaut : la fragilité. En effet, contrairement à la légion manipulaire, il n'y a pas de rang arrière dans la formation primitive, tiens cela me fait penser que je devrais faire un article sur la légion manipulaire, vu que j'ai prévu de la jouer aussi, bon, les boucliers ne seront pas tous de la même couleur mais bon, en attendant de peindre les complément, ça passera, bonne idée ça... 

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Vous avez évidemment remarqué qu'il manque un élément : le vexillum. Oui, il n'est pas encore réceptionné par les ateliers mais cette omission sera corrigée, soyez-en assuré.

Vous aurez également observé que depuis le début de mes articles sur les romains, les tuniques de mes légionnaires ne sont pas brunes. C'est tout à fait normal, et oui cette teinte ne fut adoptée qu'après les victoires sur les royaumes hellénistiques au IIe siècle avant J-C. En effet, en hommage au tuniques brunes des phalangistes macédoniens, les romains adoptèrent cette teinte fort symbolique à l'époque. Les macédoniens l'avaient eux même adoptée sous Philippe II - le père d'Alexandre le Grand - en hommage aux spartiates qui en étaient vêtus, une filiation uniformologique avant l'heure en quelque sorte. La couleure brune fut conservée par les romains jusqu'au IVe-Ve siècle dans les unités d'élite notemment, les légionnaires ordinaires semblent l'avoir délaissé à partir de la réforme de Dioclétien/Constantin.

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La vue de dos ne sera jamais celle que vous verrez en temps normal, alors profitez-en !

Le princeps, c'est bien mais accompagné c'est mieu, alors voici les aînés et leurs petits frères hastatii, déjà présentés précédemment. En tout cas cette légion avance bien, prochain objectif la concernant : les vélites et autres rorarii, cinq plaquettes d'infanterie légère, soit dix figurines. Bien entendu, toutes les figurines proviennent de chez Xyston Miniature, cela va de soit.

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Vanitas, vanitae, vanitatum ! Les stars d'aujourd'hui sont au premier rang au lieu du second...

 

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De flanc

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Une boîte qui se remplit

 

Et voilà, au prochain épisode nous revenons à quelquechose de plus récent : le 2e régiment de hussards autrichiens en 1866. A oui, j'ai aussi sorti deux phalanges athéniennes en vue d'une "rénovation soclage", là aussi nous approchons de l'épilogue, manquera plus que deux autres phalanges et mon armée athénienne sera entièrement embellie... émotion.

A plus et ludiquement vôtre.

Consul Fabriçius 

 

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28 juillet 2019

Courbevion

Aujourd'hui, un compte-rendu d'une partie sympa effectuée il y a deux ans, bon les images proviennent de mon ancien téléphone, vous excuserez donc le manque de netteté. Bonne lecture.

 

La bataille de Courbevion (Sparte contre Athènes)

Compte rendu du 10 au 25 -10-2017, règle De Sumer à Constantinople

En ce  lundi historique, les armées respectives de Sparte et Athènes se rencontrèrent dans la vallée de Courbevion. Le roi de Sparte Artas avait décidé d’effectuer une « descente » en Attique afin de remplir ses greniers vides, suite à une mauvaise saison et d’une grève des messéniens.

Sparte : Aile gauche de 2 hoplites de la gardes, 3 hilotes, 2 cavaleries, 2 crétois. Centre de 4 hoplites spartiates et 2 javeliniers. Aile droite 4 hoplites spartiates et 3 javeliniers.

Athènes : Aile droite de 2 hoplites, 2 peltastes, 1 cavalerie, 2 infanterie légères. Aile gauche, idem. Centre de 8 phalanges (en deux corps) et 1 cavalerie scythe plus 4 javeliniers.

Le terrain était des plus favorable à Sparte, le vil lacédémonien ayant réussi à placer son armée de manière à occuper facilement un terrain défensif composé de collines et terrains difficiles proches de sa ligne. L’armée du stratège Fabricos, plus nombreuse s’étalait, magnifique face à ces obstacles, bien décidée à trouver la faille.

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Acte I

Athèniens 20171011_114640                                                      Spartiates

Les premiers tours virent les deux armées opérer leurs mouvements, enfin surtout les  mouvements spartiates… car du côté d’Athènes les dés d’activations furent plutôt rares. Le lâche mais véloce achaïen prit rapidement position sur les collines couvrant son front ainsi que le terrain difficile occupant son aile gauche. Evidemment la peur en son ventre l’incitait à se réfugier et attendre au sommet de ces excroissances protectrices.

Acte II

 20171012_095016                                                                                     Spartiates

Les troisième et quatrième tours en ce mardi virent les protagonistes avancer lentement, n’ayant pas la main heureuse pour activer leurs corps. Nous pouvons cependant noter une tentative avortée de passage entre les corps spartiates de la cavalerie légère attique, un transfert de la cavalerie d’élite spartiate de son aile gauche au centre, ainsi qu’une approche presque timorée des ailes athéniennes.

Sixième tour

Les premiers tirs firent plutôt mouche côté lacédémonien car les archers scythes, célèbres mercenaires de la mère des démocraties s’approchaient afin de passer entre l’aile droite et le centre spartiate… en vain… Ils furent repoussés en laissant la moitié de leurs effectifs sur le terrain. Une unité de jeunes éphèbes athéniens fut également dispersée et annihilée par son trop grand empressement à… prendre la fuite  (six jets de recul, donc avec un total de 24 et un  seuil de dispersion dépassé on obtient un retrait de table) !

 

La cavalerie spartiate fut cependant repoussée derrière sa ligne suite aux multiples tirs réussis des jeunes athéniens (un !).

Acte III

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Les cinquième et sixième tours furent consacrés essentiellement en échanges de tirs qui résultèrent en une annihilation des éphèbes athéniens. En effet, ce fut la répétition des éditions précédentes, à savoir,  de multiples touches lacédémoniennes, des répliquent timides des jeunots tout nus et de gros dés de ces derniers pour se disperser ! Résultats à la fin du sixième tour : 10 plaquettes de légers dans leurs pénates sans aucune perte adverse !

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                    Phalanges du corps central athénien et reliquat de légers repoussés derrières

Les mouvements furent réduits quasiment à néant pour la Grande thalassocratie puisque en deux tours, à peine trois ordres passèrent ! Les magistrats de la Boulè présents décidèrent d’écarteler sur le champ de bataille même leur collègue responsable de l’entraînement des unités légères !

Une rumeur courue sur le champ de bataille comme quoi les lacédémoniens furent « fortement désappointés » : le spectacle des jeunes éphèbes athéniens  tournant cour et laissant une vallée déserte entraîna un fou rire généralisé des lignes artasiennes…

Trois évènements à noter seulement concernant les mouvements des deux protagonistes de ce jeudi : la cavalerie d’élite spartiate continuait ses vas et viens « aile gauche – centre » et « centre - aile gauche » tandis que la cavalerie athénienne de l’aile gauche repoussait des javeliniers ennemis sur la colline. Enfin, seule l’aile droite athénienne arriva à effectuer des mouvements à peu près efficaces et à se positionner  correctement, un bémol, l’inefficacité crasse des légers de l’Attique face aux hilotes accrochés comme des puces sur un chien à leur terrain difficile, au moins 15 tirs sans succès ! Déprimant !

Cinquième tourAile droite athénienne De Nathanaëlos et Hilotes spartiates du roi Artas de dos

Acte IV

Le septième tour, et oui déjà le septième -  vu la vélocité des troupes dans cette confrontation -  s’annonçait intéressant. Le lâche lacédémonien descendrait-il de ses collines pour affronter comme un homme son valeureux adversaire, les hilotes accrochés à son aile gauche laisseraient-ils derrière eux la protection du terrain difficile, les homoïoï de l’aile droite tenteraient-ils quelque chose ? « Mystère et boule de chèvre », le voile s’apprêtait à être déchiré en ce vendredi par le roi Artas de Lacédémone, tititinn ! 

Tout débuta par une phase de tir des plus classique : dés chanceux spartiates qui éliminent deux plaquettes, foireux athéniens avec reculs en pagailles mais cette fois, miraculeusement, sans dispersion.

Le roi Artas se joignit alors à sa cavalerie d’élite et lui ordonna une charge sur son homologue athénienne, deux fois moins nombreuse, la situation nécessitait une esquive qui fut brillamment conduite par Aminas.

Tour 7 charge ratéeTour 7 1er round

 

 

 

                                               1erround                                                                                                                                          poursuite, 2e round   

 tour 7 2e round

Cependant, intelligemment, le roi convertit cette brillante charge sur une unité de peltastes attiques qui ne résista pas au choc en deux rounds, trois plaquettes furent éliminées contre une, un test fut effectué pour voir si blessure il y avait, Artas en sortit indemne. Son intervention (+ deux dés aggravant la poursuite pour le deuxième round) fut décisive mais risquée.

Les hilotes, décidèrent de sortirent quant à eux de leur position avantageuse dans le terrain difficile pour se joindre à l’attaque de la cavalerie lacédémonienne, échec de la tentative.

Bref, belle intervention spartiate sur son aile gauche, plutôt couillue avec le roi lui-même dans la mêlée.

La réplique thalassocratique fut magnifique. Nathanaëlos, commandant de l’aile droite, décida de dégager celle-ci en déclarant une charge par initiative avec sa cavalerie, le spartiate esquiva mais devint désordre sur ses deux unités ! Voulant parachever l’ouvrage le général athénien envoya un ordre à son unité de peltastes restante, et fit :

Tour 7 charge ratée         Un magnifique DOUBLE SIX ! Désespérant !

Sur le centre rien ne bougea, les tirs spartiates se perdant dans les hoplon et doris athéniens, les mouvements se réduisant à rien.

Enfin, de son côté, Aminas continua avec succès sa manœuvre de contournement de l’aile droite spartiate. Depuis le début de la partie ce brave petit était le plus doué de la famille Attique avec un ratio de dés de manœuvre plus efficace que ses confrères… ce qui n’était pas difficile j’en conviens.                                                                

Acte V                                                                                                                              

Spartiates    

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Athéniens

Après un petit week-end exceptionnellement ensoleillé, nous nous retrouvons en ce lundi midi pour un huitième tour agité.

La phase de tirs spartiates fut sans conséquences.

Pour la mêlée, le lacédémonien commença les hostilités par une charge de cavalerie sur son homologue, les hilotes étant à trois contre un se ruèrent quant à eux, sur les peltastes imprudemment avancés à cause de leur retentissant échec du tour précédent.

Et le résultat fut digne de l’Acte IV, une prise de dos magistrale de la cavalerie due à un 6 à l’esquive ! Hadès n’était pas en notre faveur, depuis le début nous étions maudits !

Tour 7 fin combat

 Annihilation…

Evidemment, de son côté, le peltaste fut submergé mais se défendit comme un lion éliminant deux plaquettes d’hilotes. Ces derniers  firent la différence grâce à leurs soutiens permettant une poursuite de 4 centimètres et son bonus attenant.

Au total une perte de 15 points face à 4, misérable… et une aile droite thalassocratique en moral aggravé deux ! Par conséquent les cinq plaquettes d’infanterie légères du corps rejoignirent leurs homologues éphèbes hors tables… pathétique. Nathanaëlos avait la tête au fond de l’amphore.

 

Après ce coup au moral athénien, Fabricos para au plus pressé à droite en liant ses phalanges alliées restantes au corps central.

Fabricos et Bourros de Chalcidique, de leur côté alignèrent leurs phalanges au même niveau, les éphèbes, derniers survivants, chargèrent pour dégager du léger péloponnésien. Un choc magistral se profilait à l’horizon.

Huitième tour DéblayageHuitième tour(1)

 

 

 

 

 

 

 

 

A gauche, Aminas continua ses mouvements de contournements pour flanquer les phalanges spartiates, plaçant par ailleurs sa cavalerie presque dans le dos de la ligne ennemie. L’aile gauche athénienne trépignait d’impatience, attendant son heure.

 

Huitième tour Aile Gauche (2)Huitième tour aile gauche bis

 

                                                                                              

 

Phalanges de brun de l’aile droite spartiate de brun en mauvaise  posture

                                                                        Superbes peltastes athéniens d’Aminas

Acte VI

En ce mercredi jour des enfants, nous étions motivés. Le spartiate commença ce neuvième tour en « foirant » l’ensemble – ou presque – de ces dés d’activations obligeant ses hilotes au recul étant de base en moral aggravé 1, il recula par conséquent se cavalerie aussi. Nathanaëlos s’en trouva rassuré, étant isolé au milieu de ses hoplites alliés, seuls survivants des exploits de son homologue spartiate.

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Au centre, les homoïoi avancèrent peu et sur l’aile droite lacédémonienne les tirs firent légèrement reculer peltastes et cavaliers thalassocratiques, une plaquette de phalangites du corps de Fabricos fut cependant éliminée par les crétois qui firent 4 touches sur 6 ! 2 sauvegardes ne suffirent donc pas…

La phase athénienne vit l’avance d’Aminas sur la gauche, confortée par un nouveau recul adverse.

Au centre une charge fut déclenchée sur les crétois de brun (non, de rouge vêtus en fait) et à droite Aminas continua ses approches contre l’aile adverse, subissant un recul au tir très discuté.  Aminas déclencha par ailleurs une charge avec son groupe de phalanges alliées sur les javeliniers face à lui, lui permettant de bouger pour une fois d’un mouvement complet cette infanterie esseulée depuis le début du jeu. Enfin il scinda son groupe de peltastes, afin de gêner au maximum son vis-à-vis.

Le tour neuf étant passé assez rapidement, le dixième fut poursuivi dans la foulée. La panse bien remplie par ses raviolis, le roi Artas décida un basculement de sa cavalerie qui repassa lâchement derrière le terrain difficile ! La digestion aérophagique sans doute. Au centre, rien de transcendant.

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                                                      Cavalerie d’élite spartiate               

Sur l’aile gauche achaïenne une gêne de plus en plus forte se faisait toutefois sentir face à l’écartèlement engendré par les superbes manœuvres athéniennes.

Les tirs spartiates firent à nouveau mouche, une plaquette en moins pour une phalange du corps de Fabricos, 5 touches sur 6 par ces p… de crétois ! Ahurissant !

Quand Fabricos le Grand vit son tour arriver, il lança immédiatement en avant Nathanaëlos qui se forma en ligne à la troisième activation afin de mieux couvrir l’aile droite de l’armée avec ses phalanges en moral aggravé. Il aurait bien chargé les merdasses hilotiques mais était un « chouïa » trop court… Zarma !

20171018_141319                                                            

Fabricos et Bourros de Chalcidique avancèrent peu, tandis qu’Aminas « la force tranquille » prit à nouveau l’initiative de charger les javeliniers face à ses phalanges puis, fit un magnifique mouvement sur le flanc d’un groupe de phalanges spartiates avec ses peltastes. Sa patience serait-elle bientôt récompensée ?

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Charge qui eut pu être, la distance manquant pour la phalange de gauche, il fut décidé de se placer en ligne, une attaque avec une unique phalange étant par trop aléatoire. Tant pis pour Nathanaëlos le couillut et sa troisième activation ! Ce sera un changement de formation en ligne au lieu d’une charge.

Acte VII

L’Acte sept allait-il enfin voir une action décisive ? Les protagonistes étaient en droit de l’espérer. Les hommes de la cité lacédémonienne semblaient plutôt timorés, il est vrai que la gloire de Sparte était derrière elle et aujourd’hui les homoioi étaient plus des « fin de race » que les héros doriens des temps anciens. Leur pusillanimité au centre du front était déplaisante au stratège Fabricos qui ne comptait cependant pas agir impétueusement - comme souvent il lui avait était reproché par le passé - d’aucun dirons expérience, d’autres sagesse, peut-être les deux ?  

Le spartiate, à son habitude eut une main heureuse, son corps principal sous le roi Artas lui-même opéra un recul dans le terrain difficile avec les ilotes, se mettant à l’abri des hoplites ennemis. La cavalerie continua son mouvement derrière les lignes et la Garde resta lâchement plantée sur sa colline.  Au centre, un mouvement en avant fut opéré afin de regrouper les phalanges en une masse mais pas suffisamment pour aller au contact. A la droite spartiate, les phalanges ne purent bouger, les ordres ne passèrent pas.

La phase de tirs ne vit pas de succès, statu quo, pour une fois !

Vint le tour athénien… tous les espoirs était permis ! Par initiative, une charge des peltastes fut déclarée sur l’aile gauche d’Aminas, les frondeurs firent de même sur les javeliners, tout cela semblait de bonne augure, la cavalerie rata cependant son ordre, damned ! Les phalanges se trouvèrent donc contraintes à un minable 3 centimètres d’avance une nouvelle fois. La cavalerie aurait dû charger les légers par initiative, une erreur gênante que le général attique admit et paya plus tard.

Et voilà, encore des tirs de brun des «tchiots bruns» (couleur traditionnelle des tuniques spartiates)

Au centre, plein d’espoir, Fabricos et Bourros firent rouler les dés… rien, nada, walou, queutchi ! Veulent pas y aller ! Cette situation était d’autant plus fâcheuse que de forts espoirs avaient été fondés sur la réussite du centre, grosse déception, car il y avait supériorité numérique, Arghh ! Pas bon. A droite, Nathanaëlos se plaça devant le terrain difficile et stoppa, ne pouvant y entrer.

Les tirs crétois tombèrent à côtés, par contre une plaquette de notre cavalerie fut détruite par les javeliniers achaïens ! Ça continuait… Quand ce n’est pas l’un, c’est l’autre se dit Aminas !

La phase de mêlée vit l’attaque de flanc de la phalange spartiate par les peltastes tourner court, c’est dur à cuire l’homoioi ! L’attaque se soldat par la perte d’une plaquette de la vaillante unité athénienne.

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Le peltaste perdit une plaquette au 1er round et dut reculer de 4 centimètres ! Bref pour attaquer du spartiate faut y aller de flanc et de face aussi pour faire quelque chose, sinon, c’est l’échec. Tu t’escrimes à manœuvrer comme un Dieu (de l’Olympe) et voilà le résultat !

Acte VIII

Le onzième tour commença donc, et il faut l’avouer, Fabricos commençait à désespérer des Dieux, son aile droite était en moral aggravé 2, son aile gauche en moral aggravé 1, les pertes s’accumulaient de plus en plus sans résultat.

La phase de tir ne donna pas grand-chose, mais cette fois, ce que craignaient les athéniens advint, la masse spartiate se mit en marche et alla au contact au troisième mouvement, ouch ! Cela ferait mal : 32 dés à subir contre 8 !

20171024_093031Avant

20171024_094728Après

Huit plaquettes envolées contre deux ! Le spartiate se réorganise mais attention, il y a du monde sur les flancs.

En trois round, l’affaire était entendue, le groupe de phalange de Bourros explosa à l’impact du titan lacédémonien, résultat : huit plaquettes d’hoplites « at patres » contre deux.

Evidemment, le corps principal passa derechef en moral aggravé 1, cela n’était en soit pas gênant, les phalanges athéniennes étant en ténacité 1, mais entraînait la disparition totale de l’infanterie légère athénienne au centre. Au vu de la main plutôt calamiteuse de Fabricos depuis la genèse de cette partie, des sacrifices furent effectués à la gloire d’Harès au beau milieu du champ de bataille ! Un bœuf fut alors désigné, le bovin baptisé « Sébastos le boudiné » fut immédiatement égorgé, son gros corps gras et ventripotent démembré et donné en libation aux troupes.

L’aile gauche achaïenne ne bougea quasiment pas hormis la cavalerie, l’aile droite entama une timide avance vers l’aile ennemie.

Le huitième tour athénien s’annonçait… stressant, la masse lacédémonienne enfoncée au centre pouvait être prise de flanc. En effet, deux groupes de deux phalanges se trouvaient sur chaque aile des homoioï, une charge de flanc pouvait être dévastatrice et les athéniens redoublèrent de prières et sacrifices avant les lancer de dés fatidiques. Trois activations étaient nécessaires au succès à droite comme à gauche du magma spartiate… Un peu beaucoup se disaient Bourros et Aminas, surtout à proximité de l’ennemi ! La tension était à son comble.

Et patatra, de chaque côté un beau 9 ! Magnifique ! Donc, rien du tout, échec total. Là, cela sentait le sapin.

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La phase de tirs entraîna au surplus une désorganisation de Fabricos, les crétois étant à nouveau de vrais poisons, faisant glisser Fabricos vers Bourros de Chalcidique…

Acte IX

Artas, baptisé affectueusement « la grosse moule » par ses semblables sentait le doux parfum de la victoire effleurer ses naseaux. Il décida par conséquent de faire donner la Garde, cchhhaaarrrggezz ! « Bing » sur les deux phalanges de Fabricos au centre droit. Allez six plaquettes contre deux chez Hadès, Dieu des enfers. Zou ! Le corps principal thalassocratique avait fondu de moitié !

An centre, deux phalanges spartiates du magma se retournèrent, les deux autres se précipitèrent sur les phalanges d’Aminas au second mouvement, ce dernier risquait la sortie de l’aile sur cette confrontation : quatre plaquettes d’hoplites alliés contre rien ! Encore une perte et c’est Aminas qui rentrait chez lui… la fin était proche pour la cité démocratique.

Le tour de Fabricos arriva, le moral dans les chaussettes, le stratège pensait à jeter l’éponge, de toute manière, l’affaire était entendue et le différentiel de pertes, colossal et humiliant. Le chef athénien était décidé à annoncer la retraite à l’intérieur des longs murs à la fin de son tour afin de sauver ce qui pouvait encore l’être.                                                          

20171024_130352 Ce qu’il reste de Nathanaëlos       

Aminas, pour la gloire décida de s’empaler sur ses vis-à-vis et mourir honorablement, son vœu fut immédiatement exaucé, l’aile gauche partit en déroute.

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A droite, Nathanaëlos désolidarisa son groupe et se plaça complètement face au terrain difficile.

Au centre, les deux groupes restant n’arrivèrent pas à s’extirper de la nasse et l’hallali allez sonner.

Tour X

20171025_134719Qu’est-ce qu’on fait chef ?

 

Nous nous passerons de commentaire pour ce tour, la lassitude sans doute, l’image étant parlante à elle seule.

Conclusion :

Un retour sur table jouissif, pas mal d’erreurs mais bon, après presque huit ans, les protagonistes étaient fort rouillés. Une constante : la chance spartiate comme avant, à mon grand désespoir. De mon côté ce retour à DSC fut des plus malchanceux quant aux effetx du hasard des dés, mais le plaisir de voir les figurines sorties de leur retraite métallique fut bien présent.

Ludiquement vôtre,

Fabricos du Pirée, reporter sans frontière.

 

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21 juillet 2019

Acte VIII : "Le dragon, c'est bon" : 5. Preussische Dragoner

Vous attendiez du princeps, et bien se sera du dragon ! Et oui, l'été c'est bien mais du coup entre le Tour de France, le jardin, le bricolage que l'on reporte parceque l'on a pas le temps dans l'année, les séances télé en famille avec les tchiots, les barbecues, etc etc... cela n'est pas bon pour la productivité artistique.

Donc, dragon au menu !

Après la présentation du général de division Edwin von Manteuffel la semaine dernière, voici donc un des régiments de cavalerie faisant partie de la brigade de cavalerie de sa division combinée. Le 5e régiment de Dragons prussiens.

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Distinctive rouge, boutons et garnitures du casque en métal blanc (argenté), waffenrock bleu ciel. Ils sont embrigadés avec le 6e régiment de Dragons pour former la brigade de cavalerie von Files.

20190718_222136Old Glory 15 millimètres

Le cavalier au premier plan, avec son manteau en sautoir, a été prit dans un sachet de dragons wurtembergeois, histoire de varier les poses. Mais attention en 1866, les würtembergeois sont en képis, même les cavaliers (3 régiments de "rêtres"). Pour le transformer en dragon prussien, il suffit de limer les nids d'hirondelles, voire la fonte du pistolet sur la chabraque et le tour est joué.  Pour en faire un würtembergeois il faudra limer le casque pour en faire un képi ! Bon, je n'en suis pas encore là, j'ai prévu de faire le VIIIe Corps fédéral évidemment, mais pas pour l'instant, les figs sont d'ailleurs à commander.

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Cette brigade von Files sera donc constituée de quatre plaquettes de dragons. Le 5e ci-dessus ainsi que le 6e régiment de Dragons qui possède quand à lui, la distinctive noire.

L'armée du Main que je vais peindre entièrement possède cinq brigades de cavalerie : hussards, cuirassiers, dragons, ulhans et hussards de landwehr (en mirlitons) prussiens, hussards brunswickois (en noir), rêtres oldenbourgeois et autres dragons mecklembourgeois. Tout un programme !

20190718_222332Gros plan sur l'étandard du régiment

Le colonel est ici un vétéran, il porte fièrement sa barbe blanche ! La couleur vive de la veste de combat rehausse une tenue plutôt sobre dans l'ensemble.

5-Dragoner waffenrock5-Dragoner waffenrock bis

 

 

 

Waffenrock du 5.Preussische Dragoner Regiment

 

 

 

Petit détail : la waffenrock en 1866 possède l'arrière du col de la couleur de fond, ici le modèle est plus tardif, le col est entièrement de la couleure distinctive, ce col sera adopté en 1867.

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz

14 juillet 2019

Acte VII : Edwin von Manteuffel

Un nom des plus martial ne trouvez-vous pas ? Le petit Edwin commande une division en 1866, puis il commandera l'armée du Main dans sa totalité quelques semaines après le début des opérations, remplaçant von Falckenstein jugé trop timoré. Né en 1809 à Dresde, le baron von Manteuffel est un vétéran. Aide de camp du Prince Albert, membre de l'Etat-Major, il participe à la réorganisation de l'armée prussienne initiée par le ministre de la guerre von Roon. En 1864, il prend part à la guerre du Danemark. En 1865, il est gouverneur du Schleswig.

Au début du conflit, il est donc chargé avec sa division d'occuper le Holstein voisin, sous administration autrichienne, avant que les hanovriens n'entrent en scène. Il s'acquitte de cette mission en une semaine, sans combats. En effet, comme nous l'avons vu précédemment, la brigade d'occupation autrichienne de von Kalik a évacué le duché. Sa division est ensuite dirigée vers le Sud afin de soutenir l'invasion du royaume du Hanovre. le 18 juin ses 15000 hommes entre dans Hanovre sans combats, l'armée hanovrienne s'étant repliée au Sud.

Le 20 juillet il remplace officiellement Vogel von Falkenstein comme commandant suprême du théâtre des opérations occidental, il a donc la main sur l'armée du Main et entame la phase finale de la campagne contre le Sud de l'Allemagne. Il bat le VIIIe Corps fédéral à Tauberbischofsheim et les bavarois à Gersheim et Rossbrunn. Manteuffel reçut l'Ordre pour le Mérite pour ces services.

von Manteuffel

Sa division est en cours de peinture, une brigade d'infanterie et un régiment de dragons sont sortis des ateliers (cf mon précédent article sur l'armée prussienne du 21 mai dernier pour l'infanterie).

 

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Barbe châtain, piquetée de blanc, il a la classe Manteuffel

 

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Quelques petit caillous, une branche, du flocage et un liquen, hop... le tour est joué

 

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Le terrain est boueux, il pleut beaucoup en ce mois de juin 1866 !

En 1870/1871, il commande une armée. Bénéficiant de la confiance et de l'estime de l'Empereur Guillaume Ier, il faillit remplacer Bismarck comme chancelier, rien que cela ! Ce dernier parvient à écarter habilement la menace en lui proposant le poste de  Gouverneur de l'Alsace-Lorraine annexée qu'il administrera avec tact. Energique, réfléchi, il fut l'un des meilleurs généraux de son époque.

Ludiquement vôtre.

Rittmeister von Fabritz

 

 

06 juillet 2019

Focus sur Aminus

La mode étant au romain en ce moment et les ateliers étant en alerte canicule/fin d'année scolaires/fin d'année activités, la chaîne de production est à l'arrêt. Par conséquent, focus sur le seul général romain pour l'instant disponible de mon armée, le tribun Aminus.

Le plus célèbre des officiers supérieurs romains de toute l'histoire de la République méritait un article. La légende voudrait qu'il ait de lointaines origines numides, cet excellentissime officier est un commandant hors pair, meneur d'homme d'une grande qualité, il mène ses deux légions d'une main ferme et souple à la fois. Grand planificateur au don de voyance, il connaît l'homme comme sa poche et est né pour commander.

20180803_162930Aminus, en cours de montage

De valeur 9 pour ma liste "légions manipulaires", ce général pour des questions de coût est de niveau 8 pour ma liste "légions primitives", mais avec une valeur de combat augmentée de 1 tout de même, donc au corps à corps, cela rajoute deux dés supplémentaires à l'unité à laquelle il est joint, le corps à corps avec Aminus c'est pas de la gnognotte !

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Escorté de deux hastatii car il est toujours en première ligne "même pas peur", il est également accompagné d'un signifer et d'un vexilum. Le socle est rond, afin de bien marquer le fait que c'est une plaquette de général, en même temps quand on s'appelle Aminus, il est évident que l'on parle d'un officier très commandant qui va au charbon !

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Le choix du violet est plutôt judicieux, je trouve que cela ressort bien, j'avais hésité avec le orange mais cette teinte est trop éclatante, le violet, couleure symbolique de la mort (de l'adversaire) pour les romains, lui correspond mieux. Ce violet me plaît si bien, qu'une légion complète en sera équipée, après la "rosso" en cours de production, nous aurons donc la "violetta", c'est un peu féminin comme choix, mais elle va si bien au tribun Aminus, que l'on ne pouvait y couper, et un peu de féminité danns de ce monde "testostéroné" est d'actualité !

20180814_232202Aminus de face, il planifie son attaque, car c'est un planificateur le tribun Aminus

20180814_232210Aminus aime le contact, il est muni de son gladius

Faut pas le titiller l'Aminus, c'est un guerrier un vrai ! Il mène ses troupes à la baguette et ses ennemis à la mort aussi efficacement qu'un laguiole tranche un saucisson ou qu'une machette taille une noix de coco ! En tout cas, la scénette est sympa,  les herbes statiques permettent toujours un rendu naturel efficace. Encore une fois, et on ne le répète jamais assez, le socle, c'est important de le soigner. Il n'est pas nécessaire d'y passer mille ans dessus, un petit effort suffit et le rendu est là, surtout quand on choisi du xyston ! La Rolls-Royce de la figurine 15mm antique le mérite amplement.

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Aminus tout beau

Attention : toute ressemblance avec une personne connue serait purement fortuite... SPQR

110 points, spécialiste infanterie, d'où le fait qu'il soit piéton le tribun Aminus est indispensable à la bonne marche d'une armée romaine. Il est destiné à commander deux légions primitives ou deux manipulaires dont une romaine s'il vous plaît ! A DSC, pour obtenir un ordre, il faut lancer deux dés. L'ordre passe si votre résultat est inférieur ou égal à la valeur du général. Attention il peut y avoir des modificateurs, par exemple un + 1 au lancé de dé pour un ordre consécutif, un +1 dé pour un général éloigné...

La figurine de mon tribun préféré provient du pack Scipion l'Africain de chez Xyston Miniatures, c'est l'officier à pied du sachet.

Une commande est en cours, je vais reçevoir de quoi faire le reste des six légions primitives prévues, il ne manquera plus que la cavalerie romaine (neuf sachets) mais ils attendront. Sur la table, je les remplaçerais provisoirement par des grecs, cela fera illusion, mais je n'aurais peut-être pas du vous le dire...

Une réception de celtes va les accompagner, MMOOUUUAAAHHHAAAAHHHAAA ! Des gaesatii tous nus comme des vers ! De quoi faire quatre hordes pour une liste syracusaine, avec tatouages et boucliers sympas, j'en salive d'avance ! Quelques cavaliers et un général tout nu sur un char léger pour compléter le tout. Ce beau monde sera aussi destiné à fignoler ma liste macédonienne antigonide.

Enfin, du cataphractaire scythe aussi... ben, je suis faible comme dirait un pote qui se reconnaîtra... Pour du gréco-bactrien ! Lalalala, que de peinture en perspective, va falloir rajouter des mois dans l'année, des heures au journées, des minutes au heures etc etc etc...

Ludiquement vôtre.

Consul Fabriçius

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30 juin 2019

Passion pachydermique

Dans l'optique d'une campagne de re-soclage de mon armée maurya, qui vraisemblablement suivra celle des athéniens classique, je vous présente une production sortie des ateliers du bon Prince il y a quelques temps, mais qui mérite que l'on s'y arrête. En effet, il me semblait indispensable de vous agicher l'optique et vous mettre ainsi en haleine, enfin, j'espère.

Asoka

 

 Roue mauryas

 

 

 

 

 

 

Entammée il y a huit ans à peu près, la dernière figurine de la série que voici est sortie en octobre 2016... oui, avec les ateliers, faut être patient. Et dans la boîte de plomb il me reste encore de quoi faire : deux éléphants et deux unités d'infanterie lourdes (pour du gréco-bactriens), une unité de cavalerie moyenne et une d'infanterie moyenne.

Evidemment la règle jouée est DSC (De Sumer à Constantinople) et deux armées sont possiblement jouable : indienne classique et mauryas. La première avec une infanterie entièrement en moral aggravé, une cavalerie moyenne honnête et des éléphants escortés en discipline de tir (jusqu'à quatre !). la seconde avec une infanterie au meilleur moral mais une cavalerie pathétique, par contre un meilleur commandement et des unités d'infanterie moyennes et légères très "punshy" ainsi que des éléphants mais non escortés.

 

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Sans l'escorte

 

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  De face avec l'escorte devant le babar                                                              Arcs longs (30 cm de portée)

 

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 Les différentes positions de l'escorte d'éléphant : devant la bête, sur les côté du babar mais pour participer au combat, de flanc en protection de ces derniers (flancs) et enfin derrière si on ne veux pas les faire participer à une mêlée

 

L'avantage de l'escorte ? Et bien, elle augmente les facteurs de tirs, les double même. Elle absorbe en priorité les pertes au tir, évitant que le pachyderme ne parte en cacahuète trop rapidement, gardant ainsi le contrôle de l'unité plus longtemps. En mêlée, elle peux se joindre au combat et faire la différence, d'autant qu'elle bénéficie de la sauvegarde à 5+ de l'"elephas maximus" (l'éléphant d'Asie). Bref, plutôt sympa mais pour 95 points tout de même...

Belle bête, non ? BBBRRROOOUUUUU ! C'est marrant le babar, bon à jouer cela part vite en quenouille sans l'escorte ci-dessus et en prime cela fout le bazar partout, c'est très comique. L'incertitude du jet de dé de dispersion est toujours sympa dans une partie surtout qu'il peut faire du dégât le pachyderme. En plus, les cavaliers ne l'aiment pas, ils doivent le fuire si ils ne sont pas commandés.Le fin du fin, c'est d'arriver à le faire passer derrière les lignes ennemies, et là c'est Royal ! "Y met l'brun partout vain non"

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Bref, sympa à peindre et à jouer. J'en ai d'autres de peints mais il faut les re-socler, notemment un éléphant hellénistique avec un howdah maison joliment décoré pour ma liste Pyrrhus.

Ludiquement vôtre.

Fabriguptha.

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